Revue de presse française

A la Une : la sécheresse

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La France a connu son printemps le plus chaud depuis un siècle et l’été qui s’annonce devrait être très sec. « Faut-il déjà s’alarmer ? », s’interroge La Montagne.Oui, « Sécheresse : l’alerte », lance Ouest France. « Une sécheresse pire qu’en 1976 », pronostique Sud Ouest. Du coup, « L’Etat se mobilise pour les agriculteurs », annonce Le Figaro Economie qui précise « qu’il n’y aura pas d’impôt sécheresse, mais que le gouvernement réfléchit à une contribution des banques et des assurances. »

 
En effet, remarque Le Journal de la Haute-Marne, « l’impôt sécheresse qui avait été levé en 1976 avait laissé un très mauvais souvenir qu’il serait maladroit de raviver à quelques mois de l’élection présidentielle. Cela dit, relève le quotidien champenois, le fonds de garantie des calamités agricoles qui sera mobilisé est en partie abondé par le budget de l’Etat, c’est-à-dire par le contribuable. Ce n’est pas choquant en soi, estime-t-il, dans la mesure où, quand la catastrophe est là, toute la nation doit être solidaire. »

Cela dit, relève La Montagne, « il en faudra sûrement plus pour assurer l’avenir de l’agriculture face aux aléas climatiques qui ne vont pas cesser de la menacer. » En effet, pour le quotidien du Centre, « il faut s’attendre à une accélération des épisodes brutaux de sécheresse, de canicule et de pluies diluviennes, provoqués par une combinaison de facteurs, dont les émissions de gaz à effet de serre. » Alors, estime-t-il, « autant essayer d’anticiper les caprices de la nature. (…) Sans doute la France, globalement privilégiée, s’est-elle imaginée à l’abri du besoin. Le temps du gaspillage est pourtant révolu et pas seulement pour les cultures grosses buveuses d’eau, s’exclame La Montagne. Dans les industries aussi et même à la maison dans nos gestes quotidiens. Économiser l’or bleu, en repensant notre mode de vie, c’est aussi faire preuve de solidarité. »

Un concombre, grandeur nature, à la Une de Libération

Avec ce titre : « présumé innocent ». En effet, précise le journal, « après la mort de 16 personnes (en Europe, essentiellement en Allemagne) provoquée par la bactérie “E.coli”, les premières analyses scientifiques allemandes dédouanent le concombre espagnol. » Du coup, estime Libération, « les autorités allemandes vont devoir s’expliquer sur l’incrimination hâtive et apparemment infondée des légumes bio espagnols, alors que la contamination pourrait provenir de leur propre pays. Ce sont leurs experts qui ont contaminé l’Europe, s’exclame Libération, et entretenu la peur des légumes, au risque de mettre à bas toute une filière. »

En effet, relève L’Alsace, « les maraîchers espagnols, montrés du doigt sans aucune preuve, sont d’ores et déjà sinistrés. La mévente de leurs produits coûte 200 millions d’euros par semaine ! L’Espagne, déjà en première ligne dans la crise de la dette de la zone euro, n’avait pas besoin de ça. »

« En cédant à l’impatience d’information immédiate pour rassurer le consommateur, déplore Le Progrès, les autorités allemandes ont oublié que le temps de la communication n’est pas celui de l’expertise scientifique. Résultat, l’Europe doit gérer une crise sanitaire, une psychose et un choc économique. »
 
« On voit que le problème est continental, remarque Sud-Ouest. Le drame des maraîchers ibériques rejaillit sur leurs confrères européens, notamment allemands. Et cette fichue bactérie qui se joue des frontières (elle fut repérée pour la première fois en Corée en 2005) pose de nouveaux défis. Comment, par exemple, s’interroge Sud-Ouest, organiser les contrôles sanitaires de la ferme jusqu’à la cuisine du particulier, sur des marchés aussi complexes et qui exigent transparence et principe de précaution ? »

Paris met la pression sur Kadhafi

« La France accuse Kadhafi d’avoir tué 10 000 libyens » : c’est le grand titre du Figaro. « Une estimation avancée par des diplomates occidentaux », précise le journal. « Confronté à une pression internationale accrue, Mouammar Kadhafi s’est lancé dans une fuite en avant, poursuit Le Figaro, instaurant dans la capitale et sa région un climat de terreur qui ne cesse de se renforcer. »

Sur le terrain, aucune avancée… « Les insurgés n’ont pas gagné la guerre, constate Paris-Normandie. Les avions de l’Otan continuent à déverser leurs bombes, ils seront rejoints sous peu par les hélicoptères d’attaque. Mais l’issue se fait attendre. »

Le Monde tente d’expliquer « pourquoi l’opération des alliés tarde à faire plier Kadhafi. » Le Monde qui avance des raisons militaires et diplomatiques et qui présente « trois scénarios possibles de sortie de crise après 74 jours de frappes : l’effondrement du régime : le guide Libyen fuit ou se rend. (…) L’enlisement : le front reste figé pour plusieurs mois encore. » Et enfin, « une nouvelle opération : si à l’échéance de fin juin, le but n’est pas atteint. »

Enfin, « reste la solution radicale, relève La République des Pyrénées, l’élimination de Kadhafi évidemment pas prévue par les textes du conseil de sécurité mais à laquelle la coalition pense évidemment. » La République des Pyrénées qui relève cette petite phrase d’un haut gradé français : « si Kadhafi se trouve dans un bunker visé, tant pis »

 

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