Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la Une : le ramadan

Audio 04:52

Publicité

Au Maroc ou au Sénégal, ce sera demain mardi. Mais pour la plupart des fidèles, le mois de jeûne commence aujourd’hui. Et comme chaque année, ce Ramadan est l’occasion de réfléchir sur soi et sur les autres.

C’est ce que souligne L’Intelligent en Côte d’Ivoire. « Mois de la miséricorde divine qui prescrit le don de soi, le pardon et le partage, le Ramadan 2011 se porte au secours d’une Côte d’Ivoire malade de la haine, du mépris et de l’intolérance », affirme le quotidien abidjanais. Et L’Intelligent d’appeler à ce que ce « ramadan 2011 soit une occasion pour tous les ivoiriens de réfléchir à la grave crise qu’a connu leur pays, à faire son propre examen de conscience sur (…) le respect des droits du voisin », ou encore de « corriger l’intolérance et l’incompréhension, de profiter de ce mois pour vivre le pardon, la solidarité et le vivre ensemble dans la diversité. Afin que la Côte d’Ivoire, conclut L’Intelligent, comme son hymne le proclame, redevienne le pays de la vraie fraternité. »

Chacun sa foi…

La lutte contre l’intolérance : c’est également le cheval de bataille du quotidien algérien Liberté à l’occasion du Ramadan. « L’extrémisme ne s’exprime pas seulement au sein des mosquées où cela lui est possible. Il s’exprime surtout dans la rue, relève Liberté. La chasse aux non-jeûneurs est redevenue à la mode et beaucoup de responsables locaux se prêtent allègrement à ce jeu, déplore le journal.

L’intolérance s’exprime ouvertement durant ce mois, censé, au contraire être celui de l’entraide de la compassion et de la patience. Chez nous, poursuit le quotidien algérien, les extrémistes veulent imposer leurs visions étriquées à toute une société et même à ses hôtes venus contribuer au développement du pays. Quel est le tort d’un chrétien, d’un bouddhiste ou d’un athée ? », s’exclame Liberté. « Doit-il impérativement quitter le pays pendant ce mois ou jeûner de force pour faire plaisir aux charlatans des temps modernes ? La religion, dans son ensemble, ne s’impose pas, relève le journal. C’est une question de croyance individuelle. La foi, chacun l’a, à sa façon. Et seul Dieu peut juger de la bonne foi des uns et des autres. »

La crainte de l’extrémisme musulman, c’est aussi une préoccupation pour Le Temps  en Tunisie. « Le Ramadan de tous les périls », s’exclame le quotidien tunisien qui constate que le mois de jeûne « coïncide cette année avec la campagne électorale et puisque les mosquées ont eu à vivre des situations surréalistes ces derniers mois, affirme-t-il, – Imams qui s’autoproclament ; d’autres chassés et même des messies rédempteurs haranguant les foules de fidèles – on n’exclut pas des dérives djihadistes de la part des purs et durs. »

Le Temps qui vise directement le parti islamiste Ennahdha. « Est-ce réellement auprès des miséreux, des sans-emploi que l’islamisme fera ses percées stratégiques durant le Ramadan ? C’est le schéma classique. Un peu trop justement… Mais si Ennahdha entend l’exploiter à des fins électorales, prévient Le Temps, elle se déjugera, elle qui se dit parti politique, même si elle balbutie chaque fois qu’on lui demande si elle se revendique d’un mouvement religieux. »

Qui fait monter les prix ?

Autre facette de ce ramadan 2011, les traditionnelles polémiques sur les hausses de prix… C’est la Une de El Watan en Algérie : « les mandataires jonglent avec les prix », dénonce le journal qui a interrogé l’un de ces mandataires, Mohamed, 50 ans. « Selon lui, la forte demande, particulièrement durant les périodes des vacances et à l’approche du mois de jeûne, influe sur les prix. Et la spéculation ? 'Oui, il y en a qui en profitent', reconnaît-il. Sujette à caution, la marge bénéficiaire des mandataires serait de 8%, à en croire cet intermédiaire. »

Alors, « accusés de faire de gros profits, certains mandataires s’en défendent, relève El Watan ; et jettent la pierre aux marchands de détail. » Qui a tort, qui a raison ? Toujours est-il, constate le quotidien algérien, que des fruits et légumes n’ayant pas trouvé preneurs sont purement et simplement « jetés à la décharge ».

Au Sénégal, c’est le prix de la viande que dénonce le quotidien Walfadjri en ce début de Ramadan. « Désormais, pour se procurer un kilo de viande de bœuf, il faut débourser 2.400 francs. Pour celle de mouton, il faut payer davantage », déplore le quotidien sénégalais. « Cela est dû, selon les vendeurs, à la période de soudure que traverse le pays obligeant le bétail, en quête de pâturage, à se déplacer. Une situation qui n’enchante pas les consommateurs qui se rabattent sur les boyaux et le poisson séché », constate Walfadjri.

Les dimanches à Bamako…

Enfin, toujours à l’occasion du Ramadan, un phénomène pointé par le quotidien L’Essor  au Mali. « Toujours plus frénétique », s’exclame-t-il. « A la veille du mois béni, le nombre de mariage décuple. Cette année encore, la capitale n’a pas dérogé à sa réputation en la matière. Depuis des semaines, les jeudis, samedis et surtout les dimanches, l’affluence est à son comble dans les centres d’état-civil et dans les mosquées de Bamako », constate donc L’Essor.

Alors pourquoi cette vague de mariages ? Un imam, interrogé par le journal avance cette explication : « En fait, les familles veulent renforcer leur main d’œuvre féminine pour les travaux de cuisine qui augmentent considérablement en volume pendant le mois de Ramadan. En mariant les jeunes, il s’agit en même temps d’éviter aux jeunes de sortir pendant le mois béni de Ramadan. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.