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Revue de presse Afrique

A la Une : la famine dans l’est du continent

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« L’Afrique se mobilise pour sa Corne » : c’est le grand titre du site d’information Guinée Conakry Infos . « Beaucoup d’observateurs s’étaient demandés quand le continent africain allait-il cesser de regarder le drame humanitaire qui se vit dans la Corne de l’Afrique, comme si cette région n'était pas partie intégrante de ce vaste ensemble ? Finalement, relève le site d’information guinéen, les appels à 'se bouger' auront été entendus. L’Union Africaine annonce une rencontre autour de la famine que vivent la Somalie et les autres pays de la région pour le mardi 9 août prochain. On veut juste espérer, poursuit Guinée Conakry Infos, que ce ne soit pas une simple agitation médiatique identique à celle de la pseudo-mobilisation internationale. Les Africains doivent d’autant plus y aller avec sincérité, volonté et conviction que ce sont leurs frères et sœurs décharnés et squelettiques qui les appellent à la solidarité… »

« Que peut-on attendre de l’UA ? », s’interroge pour sa part Le Pays au Burkina. Le Pays qui est plutôt circonspect… « Des crises du passé, qu’ont donc retenu les dirigeants africains ? », s’interroge le quotidien burkinabé. « Certains n’en ont sans doute que de lointains souvenirs. Les travaux de générations d’experts existent néanmoins, qui confirment que des solutions alternatives peuvent bien permettre de faire face aux crises alimentaires, aux sécheresses cycliques, aux épidémies, etc… Mais, il faudrait pour cela que l’on veuille bien sortir de l’inertie, s’exclame Le Pays, et que par des voies consensuelles, l’on œuvre de concert afin de sortir de la dépendance sur tous les plans. Les dirigeants africains devraient se donner comme boussole les aspirations de leur peuple. Ceux-ci sont tout de même dans l’attente depuis maintenant cinquante ans. »

Et Le Pays de conclure : « chacun devrait s’indigner et trouver dans les suppliciés des politiques de développement, autant de raisons de rebondir. Car, avec des Etats sous perfusion, et une UA elle-même sinistrée, comment gagner le pari de la sécurité alimentaire ? »

Silence coupable !

Coup de gueule d’El Watan en Algérie après les récents massacres en Syrie… El Watan qui s’indigne du « silence coupable », à ses yeux, « des pays arabes. » Un silence « aussi coupable qu’insupportable, poursuit-il, à l’égard des crimes commis quotidiennement par le régime de Bachar Al Assad. A l’exception des marches et des sit-in de protestation organisés par deux fois au siège de l’ambassade de Syrie à Alger par les militants des droits de l’homme et quelques leaders de partis politiques, aucune capitale arabe n’a manifesté sa solidarité aux militants de la démocratie en Syrie, relève le quotidien algérien. Pas même celles qui viennent de sortir du joug de la dictature. » Allusion à la Tunisie et à l’Egypte…

Mais où est-il ?

Comme pratiquement chaque année à la même période, la presse camerounaise s’interroge : « où est passé Paul Biya ? » Mutations constate que « les Camerounais sont sans nouvelles de leur président depuis qu’il a achevé sa visite d’Etat en Chine le 22 juillet dernier. » En fait, croit savoir le journal, « Paul Biya, son épouse ainsi que quelques membres 'indéboulonnables' de sa suite, se trouvent en ce moment en Suisse, pays où le chef de l’Etat prend généralement ses quartiers lors de ses 'courts séjours privés en Europe'. En résidence à l’Intercontinental de Genève depuis son retour de Chine, il aurait passé le week-end à Montreux, toujours en Suisse. »

Alors, vacances ou pas vacances ? En tout cas, pour Mutations, dans un régime dit « hyper-présidentialiste », cette absence constitue « un facteur de blocage dans le traitement des dossiers engageant la bonne marche de l’Etat. »

Nos amies les bêtes

Enfin, « dans l’univers reposant des animaux » : c’est l’intitulé du reportage que nous propose Fraternité Matin ce mardi sur le zoo d’Abidjan. « Un espace qui redonne espoir, affirme le journal, on oublie le stress et la morosité et on se laisse plonger dans un monde de rêve. » Tout de même, ce zoo d’Abidjan revient de loin… Les remous politiques, le manque de financement, et même la crise des déchets toxiques, ont laissé des traces. « La crise politique nous a fait perdre nos trois lions », déplore Yapo Dyékoué, le directeur de l’établissement, interrogé par Fraternité Matin.

En effet, au plus fort de la bataille d’Abidjan, impossible de nourrir les fauves… Alors, il reste bien les crocodiles, les singes, les serpents, ou encore le seul éléphant du zoo, mais pour combien de temps ? Les recettes au guichet sont bien maigres, les subventions inexistantes, l’établissement s’est fait voler la seule camionnette qu’il détenait… Bref, le zoo d’Abidjan est menacé de fermeture. Toutefois Yapo Dyékoué veut encore y croire : « nous avons échangé avec les nouvelles autorités, affirme-t-il. Nous pensons avoir été compris. »

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