Invité Afrique

Les cybercafés de Bamako, vus par Béatrice Steiner

Audio 07:27
AFP / Issouf Sanogo

« Comme dans la plupart des cybercafés africains, on se rend compte que le gros des utilisateurs sont des jeunes hommes entre 15 et 30 ans, même s'il on trouve des utilisateurs de tous les âges, des hommes et des femmes. On vient surtout au cybercafé pour se détendre (...), parler avec des amis à Bamako et des parents à l'étranger. » 

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Au Mali, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont suscité un vif engouement. Si les possibilités de se connecter à domicile et sur son lieu de travail se sont développées, les cybercafés restent des espaces idéaux pour découvrir les pratiques numériques. Béatrice Steiner a enfilé les habits d'une animatrice de cybercafé à Bamako pour rédiger sa thèse de sociologie qu'elle vient de publier aux éditions Karthala sous le titre de Cybercafés de Bamako. Les usages d'Internet au prisme de la parenté et des classes d'âge.

Pendant plusieurs mois, Béatrice Steiner a enfilé les habits d'une animatrice de cybercafé de Bamako pour observer à loisir  les us et coutumes des internautes. Son objectif : la rédaction d'une thèse de sociologie. Surprise : les Maliens utilisent beaucoup Internet pour plaisanter et pour saluer les fêtes familiales. Les destinataires des messages résident autant à Bamako qu'à l'étranger. En dehors de la consultation des sites sur la vie des stars, le cybercafé offre des possibilités qui s'assimilent aux discussions des grains (clubs d'amitié) traditionnels. 

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