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Chronique des matières premières

Le Sénégal mise sur les minéraux lourds comme le zircon et l'ilménite

Audio 02:12
Une roche d'ilménite.
Une roche d'ilménite. Rob Lavinsky/iRocks.com

Le secteur minier du Sénégal est dominé de manière écrasante par les phosphates mais les autorités espèrent pouvoir diversifier l’activité extractive en permettant l’exploitation d’autres ressources. Elles misent notamment sur les minéraux lourds, comme le zircon ou l’ilménite. Des minerais qu’on trouve dans le sable d’une partie des côtes sénégalaises. Deux projets sont actuellement en train de se mettre en place : sur la Grande Côte (au Nord-Est de Dakar), mais aussi sur les côtes de la Casamance. 

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Les dunes et le sable marin des côtes sénégalaises renferment des quantités significatives de minéraux lourds comme le zircon, l’ilménite, le rutile et le leucoxène. L’ilménite entre dans la fabrication de certains types de peinture. Le zircon permet d’améliorer la résistance de matériaux, dans la céramique ou l’industrie nucléaire.

Le premier projet d’exploitation de ces minéraux lourds au Sénégal est situé sur la Grande Côte, au nord-est de Dakar. Il est porté par une société de droit sénégalais du nom de Grande Cote Operations (GCO), qui est contrôlée à 90% par la société australienne Mineral Deposits Limited (MDL), les 10% restant appartenant à l’Etat du Sénégal.

Reprenant les explorations commencées par l’entreprise Du Pont de Nemours à partir de 1989, MDL a obtenu un permis de recherche en septembre 2004, transformé en novembre 2007 en permis d’exploitation sous forme de concession de 25 ans.

Cette concession s’étend sur une centaine de kilomètres dans un système de dunes mobiles côtières… Quelque 800 millions de tonnes de sable d’une teneur moyenne de 2,6%. MDL attend une production annuelle de 75 à 80 000 tonnes de zircon mais également de 550 à 600 000 tonnes d’ilménite et autres minerais titanifères.

Après avoir été extraits du sable, ces minéraux lourds seront transportés jusqu’au port de Dakar par voie ferrée. Une concession ferroviaire signée le 8 juin dernier prévoit la réhabilitation et la construction de lignes qui seront ouvertes à tous les opérateurs actuels.

Après six mois de travaux préparatoires, la phase de construction des infrastructures industrielles doit commencer en novembre. La mise en exploitation est prévue au cours du second semestre 2013.

Le deuxième projet est porté par les sociétés Carnegie et Astron. Carnegie explore la côte casamançaise, suivant les termes du permis de recherche qui lui a été accordé en novembre 2004. Un premier gisement a été identifié à proximité de la frontière avec la Gambie, près de Niafarang : une dune qui s’étend sur 6 kilomètres de long. « C’est un gisement important en terme de teneur, pas de volume », explique Ibrahima Diaw, consultant et représentant local de Carnegie au Sénégal : 4,8 millions de tonnes de sable d’une teneur moyenne de 12,4%

Le projet prévoit la réhabilitation de la piste qui relie la route départementale au site, avec la construction en deux points d’ouvrages de franchissement. L’étude d’impact environnemental est en cours de validation.

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