Accéder au contenu principal
Revue de presse française

A la Une: l'affaire Carlton, nouvelle épine dans le pied de DSK

Audio 04:52

Publicité

« Nouveau coup dur pour Dominique Strauss-Kahn ». C'est la une de Libération ce mercredi. « DSK et ses Ch'tis copains du Carlton », titre le journal dans cette double page qui revient sur cette affaire de proxénétisme. Les Ch'tis, c'est le surnom des habitants du Nord-Pas-de-Calais, là où huit personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles le propriétaire et des responsables de l'hôtel Carlton de Lille, ainsi qu'un avocat et un commissaire. « Comme dans un [film de] Chabrol vintage, c'est toute la bourgeoisie locale qui est touchée », écrit l'éditorialiste. Dernier rebondissement : les deux juges d'instruction en charge de l'enquête ont été dessaisis. Et la présence de DSK dans ce dossier « n'y est sans doute pas pour rien », écrit le journal.

« Échangisme et socialisme »

Ce sont les relations de l'ancien patron du FMI avec deux personnes qui intéressent les enquêteurs : un chef d'entreprise et un responsable de société qui ont reconnu avoir financé ces soirées libertines. Ils ont été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée. « A première vue, [DSK] ne semble occuper qu'un rôle de client », son nom a été cité dans la déposition d'une prostituée, rappelle Libération qui s'interroge: « L'échangisme est-il bien le stade suprême du socialisme ? ».

Mais DSK pourrait aussi être sous la menace d'une mise en examen pour recel d'abus de biens sociaux. Pourquoi ? Puisque les deux hommes en examen qui feraient partie de ses « amis » ont reconnu avoir payé une partie des titres de transport, des notes d'hôtels et des cachets des prostituées avec leurs comptes professionnels. Quelles étaient les motivations de ces « facilitateurs de parties fines » ? Auraient-ils bénéficié de contreparties ? DSK a demandé à être entendu au plus tôt.

« Si la France perd son triple A, je suis mort »

Autre grand titre développé par la presse : un sommet déterminant à Bruxelles ce mercredi 26 octobre pour éviter une contagion de la crise de la dette dans la zone euro. C'est le « sommet de la dernière chance », titre Les Échos. « Les dirigeants de la zone euro n'ont pas le droit à l'échec » et ils ont « les yeux rivés sur l'Italie », écrit L'Humanité. L'Italie et l'Espagne pourraient être les prochaines victimes de la crise de la dette. Problème : pour prendre des décisions, il faut d'abord s'entendre... Et France, Allemagne, Royaume-Uni : « Chaque puissance veut jouer sa partition dans la zizanie européenne ». « A quoi jouent-ils ? » s'interroge Aujourd'hui en France. « L'Europe en morceaux ». C'est aussi la une de La Tribune ce mercredi matin, pour qui « la crise grecque a fait apparaître de profondes fractures au sein de l'Europe, notamment entre ceux qui ont adopté la monnaie unique et les autres ». Les dirigeants devront arrêter aujourd'hui des mesures fortes, « sous peine d'une implosion de la monnaie unique », écrit Libération.

« Sauver l'euro pour sauver l'Europe », c'est aussi la une de La Croix, pour qui « L'Europe joue son avenir à Bruxelles ». Et il n'y a pas qu'elle si l'on en croit les indiscrétions du Canard Enchaîné. Le président Nicolas Sarkozy aurait confié à un responsable économique: « Si les solutions sont trouvées pour sortir de la crise, j'apparaîtrai comme celui qui a sauvé la situation et ma réélection sera bien partie ». Dans le cas contraire : « Si la France perd son triple A, je suis mort », met en une  l'hebdomadaire cette semaine.

Kadhafi : « une bombe atomique »

Autre article à noter dans Le Canard Enchaîné : « Obama et Sarkozy » n'auraient pas voulu que Mouammar Kadhafi s'en sorte vivant. Et ce « de crainte qu'il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale », qu'il rappelle « ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, (...) les contrats qu'il offrait aux uns et aux autres ». C'est en tout cas ce qu'affirme le journal. Il cite les propos d'un colonel du Pentagone, qui, apprenant que Kadhafi est cerné à Syrte, déclarait que « le laisser en vie le transformerait en véritable bombe atomique ». Le Canard écrit que des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. Des membres des services français étaient d'ailleurs présents lorsque l'ancien dirigeant libyen a été capturé par les combattants pro-CNT. « L'histoire ne dit pas à quelle distance », écrit Le Canard Enchaîné.

Un habitant sur trois vivra en Afrique en 2100

A raison de deux naissances par seconde sur la planète, le cap des 7 milliards d’habitants sera franchi officiellement, selon l'ONU, lundi prochain. Aujourd'hui en France nous explique qu'on a gagné un milliard de personnes en à peine douze ans. Les 8 milliards, ce ne sera que dans quatorze ans, car « si la croissance démographique continue, elle ralentit ». La fécondité a chuté rapidement en Asie et en Amérique latine. En revanche, le continent africain pourrait voir quadrupler sa population en un siècle, « passer de 800 millions en 2000 à 3,6 milliards en 2100 ». « Dans moins d'un siècle, un habitant sur trois vivra en Afrique ». Alors la question que tout le monde se pose : qui sera le 7 milliardième bébé ? Il sera, là encore, désigné par l'ONU. C'est symbolique bien sûr, personne ne peut affirmer de quel bébé il s’agira exactement. « Le 6 milliardième était un petit Bosniaque. Il a 12 ans aujourd'hui, nous dit le journal, et il devenu une célébrité locale ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.