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Revue de presse Afrique

A la une: une semaine «de rab’» pour les candidats aux législatives en Côte d’Ivoire

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La presse africaine s’intéresse à la prorogation du dépôt des candidatures pour les législatives en Côte d'Ivoire. Une semaine supplémentaire pour permettre aux retardataires de déposer leurs dossiers.Le quotidien Nord-Sud à Abidjan rappelle qu'à la date de clôture prévue, c'était hier, « la Commission électorale indépendante n'avait enregistré que des candidatures d'indépendants », et pas plus de 100 candidats pour un total de 255 sièges. « Pourquoi pareille disette », se demande L'Observateur au Burkina Faso, qui titre sur ce « casse-tête chinois pour président ivoirien ». Le journal burkinabé avance plusieurs explications: d'abord « l'épineux redécoupage des circonscriptions », la lourdeur du dossier à fournir par les candidats, sur lequel d'ailleurs la commission électorale a fait des efforts : elle vient d'accorder tout un ensemble d'allègements, nous signalent les journaux abidjanais.

Des partis « pas prêts »

Mais pour Le Pays, au Burkina, le problème est plus profond: si la société ivoirienne « est prête pour le scrutin du 11 décembre, la classe politique ne l’est pas. Elle ne s’est pas encore remise du choc de la guerre ». Selon L'Observateur, « le grand hic de cette législative se trouve dans l’intention avérée des amis de Gbagbo de boycotter les élections à venir ». Plutôt embarrassant pour le président Ouattara, « qui a fait de la réconciliation (...) son maître mot ». Faut-il reculer les élections, comme le demande le Congrès national pour la résistance et la démocratie. La solution a été rejetée par la commission électorale indépendante, elle n'est pourtant pas dénuée d'intérêt pour Le Pays : « Le risque de faire une élection pour une élection nuirait gravement à l’image de la Côte d’Ivoire, pense le journal. On ne peut pas livrer une bataille pour installer un démocrate au pouvoir et se permettre d’organiser une petite élection qui n’emballe pas ».

Universités ivoiriennes : année blanche ?

Toujours en Côte d'Ivoire, les universités n'ont pas rouvert depuis l'arrestation de Laurent Gbagbo en avril dernier, rappelle L’Intelligent. Six mois plus tard, les sites universitaires ne sont toujours pas opérationnels. Deux options se dessineraient : soit rouvrir les facs dans les meilleurs délais - trois mois environ après travaux - soit prendre le temps de régler tout les problèmes, ce qui risque de prendre beaucoup plus de temps. Les travaux nécessaires sont estimés à 42 milliards de francs CFA (62 millions d’euros), 42 milliards « introuvables » selon le journal. Et c'est cette dernière solution - attendre - qui semble avoir la faveur du gouvernement. Selon le ministre Cissé Bacongo, l'Université de Côte d'Ivoire vivait « depuis plusieurs rentrées universitaires des années blanches de fait. Selon lui, il faut profiter de la nouvelle dynamique pour tout remettre à plat ». Les professeurs eux, explique L'Intelligent, plaident pour une solution intermédiaire: reprise des cours... en parallèle de la poursuite des travaux.

Tunisie : S’allier pour mieux gouverner ?

Les journaux du continent s'intéressent aussi à la nouvelle architecture du pouvoir en Tunisie. Après la victoire du parti Ennahda, il est « encore trop tôt pour se faire une idée du schéma du parlement », écrit GuinéeConakry.info, mais l'exécutif commence à se dessiner. « Rached Ghannouchi et ses amis semblent renoncer au poste de président de la République », qui cependant devrait être occupé, selon eux, par « une personnalité qui a milité contre la dictature ». Ils réclament en revanche le poste de Premier ministre. Le parti islamo-conservateur n'a pas obtenu de majorité absolue, il devra donc négocier des alliances avec d’autres formations politiques. Ce qui n'est pas pour lui déplaire, explique Liberté en Algérie. « Le parti (...) veut contrôler la Tunisie nouvelle, tout en évitant d’assumer entièrement la gestion de l’ère post-Ben Ali. C’est pourquoi il évite de s’étaler sur les chantiers économiques et veut impliquer d’autres formations avec lui, pour ne pas prendre le risque de s’attirer les foudres des mécontents ». A cette allure, « l’islamisme d’Ennahda » risque bien d’être plus une coquille vide, conclut GuinéeConakry.info. « Ce qui ne sera pas pour déplaire [cette fois] à certaines chancelleries occidentales ».

Alpha Condé aime-t-il la presse locale ?

On reste dans la presse guinéenne, qui, à quelques semaines des deux scrutins en Guinée Conakry, s'interrogent sur ses relations compliquées avec le président Condé. La presse s'étonnait il y a quelques jours d'avoir vu Alpha Condé se rendre au Canada « sans aucun journaliste guinéen », même ceux des médias d’État. Un fait « qui commence à devenir habituel », insiste Guinéenews.org. « Alpha Condé se méfie-t-il des journalistes guinéens au point de voyager sans eux ? » s'interroge le site d'information. Question soulevée aussi par Tam Tam Guinée : « Alpha Condé porte-t-il la presse guinéenne dans son cœur ? » Non, c'est en substance la conclusion du site d'information. Il rappelle que dans ses différents voyages à l'étranger, il « n'a jamais compté dans sa délégation plus de cinq journalistes de son pays ». Et en « près de 10 mois à la tête de l’État, le Président n'a jamais organisé une conférence de presse à l'intention des médias de son pays ». Autre argument du média guinéen: « la subvention annuelle allouée à la presse, est passée de 3 milliards sous Dadis Camara à 14 puis définitivement à 1 milliard (1,5 million d’euros) sous l'opposant historique ».

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