Reportage international

Italie/austérité : « Les Italiens sont-ils prêts à accomplir des sacrifices ? »

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La chancelière allemande, Angela Merkel (G), le président français Nicolas Sarkozy (C) et le président du Conseil italien, Mario Monti à la fin de leur réunion sur la crise de l'euro, le 24 novembre 2011, à Strasbourg, dans l'est de la France.
La chancelière allemande, Angela Merkel (G), le président français Nicolas Sarkozy (C) et le président du Conseil italien, Mario Monti à la fin de leur réunion sur la crise de l'euro, le 24 novembre 2011, à Strasbourg, dans l'est de la France. REUTERS/Michel Euler/Pool

Les rencontres de Mario Monti à Bruxelles, le 23 novembre 2011, confirment la lune de miel avec l’Europe. Mais celle avec les partis, le PDL de Silvio Berlusconi surtout, paraît déjà en passe de finir.Selon le PDL, (Popolo della liberta) le Parti populaire de la liberté la spéculation ne fut qu’un prétexte pour se débarrasser du Cavalière. Le gouvernement Monti suscite également la perplexité de la part de l’opinion publique, dont une très large part estime que les sacrifices doivent d’abord être demandés aux Italiens les plus riches, en introduisant immédiatement un impôt sur les grandes fortunes, notamment. Or parmi les premières mesures qui entreront en vigueur, on trouve la taxe foncière sur la résidence principale, supprimée en 2008 par Silvio Berlusconi. Réintroduite sous une autre forme, cette taxe foncière -qui tiendra compte de la réévaluation des biens immobiliers- concerne la majorité de la population, 70% des Italiens sont en effet propriétaires de leur logement.