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Chronique des matières premières

La Chine fait appel au savoir-faire français dans l’élevage porcin

Audio 01:47
Un élevage porcin à Changdu en Chine
Un élevage porcin à Changdu en Chine AFP/Peter PARKS

A l'occasion du Forum agricole et agroalimentaire franco-chinois organisé à Pékin mardi 29 et mercredi 30 novembre, 50 projets de coopération ont été lancés dans douze provinces chinoises, particulièrement dans la production porcine.

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Le porc est la première viande consommée en Chine avec 37 kilos par an et par habitant. La Chine était jusqu'à présent autosuffisante ; elle importait uniquement les bas morceaux, oreilles, poumons ou vessie, dont ne veulent pas les autres nations productrices. Cette année, la Chine a dû augmenter le rythme des importations. La production a du mal à suivre la progression de la consommation. L'élevage porcin est encore majoritairement le fait d'une multitude de toutes petites exploitations familiales, même si les fermes géantes se développent dans le sud et l'est du pays.

Une production indigène, mal organisée, qui en outre, laisse à désirer au niveau sanitaire. Cela s'est confirmé dernièrement avec le scandale du clenbutérol, du faux porc bio et les épizooties à répétition. La peste porcine a fait sa réapparition au début de l'année et voilà que revient la fièvre aphteuse.

La modernisation des élevages porcins est donc devenue une priorité stratégique nationale en Chine, devenue très friande de technologie étrangère. La France n'est pas la première à répondre à l'appel. Les nations d'élevage porcin comme l'Allemagne, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et les Pays-Bas l'ont précédée. Parmi les projets de coopération des provinces chinoises avec les entreprises françaises, une filière pilote va voir le jour dans la province du Heibei, depuis la sélection génétique jusqu'à l'abattage et à la transformation, l'idée étant d'assurer une traçabilité sanitaire tout au long de la chaîne.

Les producteurs européens de porc qui ont des normes très contraignantes qui pèsent sur leur rentabilité, ont tout intérêt à convaincre la Chine qu'elle doit adopter les mêmes règles. Il en va aussi de la sécurité des importations que l'Europe pourrait faire de viande chinoise dans l'avenir. Selon le directeur de l'Institut français du porc, partie prenante de cette coopération, il n'est pas question de livrer à la Chine les secrets de la technologie française : « si un Chinois veut faire un étage de sélection génétique en Chine, il ne pourra pas continuer à le faire seul s'il n'est pas en relation avec la France ».
 

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