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Revue de presse française

A la Une : Sarkozy contre-attaque…

Audio 04:36

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Combatif, parfois passionné, mais le dos au mur… C’est ainsi que les journaux résument ce matin la prestation du candidat Nicolas Sarkozy hier soir devant les caméras de France 2.

« Sarkozy : opération vérité », s’exclame en Une Le Figaro. « Le président-candidat a répondu à ses détracteurs, assure le journal, et a fait de nouvelles propositions. »

Toujours dans Le Figaro, dans les pages débats-opinions, l’académicien Jean d’Ormesson se livre à vibrant plaidoyer en faveur du président sortant. L’écrivain oppose les promesses de François Hollande au bilan de Nicolas Sarkozy. Toutefois, reconnaît-il, « l’élection présidentielle reste plus ouverte que jamais. Il est possible que la parole l’emporte sur l’action et le vent des promesses et du rêve sur la réalité. Quand on rêve, on se réveille. On ne donne pas deux ans, dans cette hypothèse, prophétise d’Ormesson, pour que la masse des Français aujourd’hui abusés se repente demain de son choix. »

Autre ton dans Libération… « A la télé, Nicolas Sarkozy affiche un virage pâle », ironise le journal. Libération qui ne mâche pas ses mots : « en lieu et place du remake espéré par la droite, un immense champ de ruines. Pour le coup, un modèle, mais d’improvisation, d’absence totale de vision, de colonne vertébrale. » Et Libération de s’interroger : « qui peut dire aujourd’hui, ce que défend Nicolas Sarkozy, quelle est sa vision du monde, de l’Europe et de la France ? »

Objectif : se rabibocher !

En tout cas, hier soir, le chef de l’Etat sortant a laissé tomber l’habit présidentiel… C’est ce que constate notamment Le Midi Libre : « menacé par des sondages en berne et embourbé dans un improbable débat halal-casher, il abat son va-tout : l’humain. L’intime. La corde sensible. (…) Ne manquaient plus que les trémolos dans la voix. N’empêche, tempère le journal : en optant pour un jeu de la vérité qui s’apparente à celui de la dernière chance, Nicolas Sarkozy cherche une issue à l’étau qui se resserre. Et à se rabibocher avec un pays qui pourrait transformer ce deuxième tour de scrutin en référendum – pour ou contre Sarkozy –. Fin stratège, il s’attelle à la reconquête des électeurs. Côté cœur. »

« Nicolas Sarkozy a fait front avec le talent des hommes dos au mur, reconnaît La Montagne. Sur la défensive souvent, le candidat de l’UMP a renvoyé par moments l’image d’un homme seul défendant ses réformes. Bon dans l’esquive et dans sa critique des insuffisances jospiniennes mais sans réussir à les faire porter par François Hollande. »

Les Dernières Nouvelles d’Alsace sont plus critiques : « parce que sa campagne patine, Nicolas Sarkozy semble à contre-emploi. Son message se brouille quand, à trois minutes d’intervalle, il défend “la générosité de la France” tout en esquissant l’idée d’un référendum sur les conditions juridiques de l’accueil des étrangers et en postulant que soit divisé par deux le nombre des étrangers accueillis en France. Le risque, poursuit le quotidien alsacien, est que les propositions multipliées en tous sens sur l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, l’imposition des grosses sociétés, le salaire des enseignants, une initiative de paix au Proche-Orient, etc., apparaissent plus comme une salve de barrage que comme un programme cohérent. »

Alors, « pour résumer, lance Le Journal de la Haute-Marne, les cinq ans passés auront servi à préparer les cinq suivants. Nicolas Sarkozy veut ainsi désormais se poser comme celui à qui l’expérience du pouvoir – ses hauts et ses bas – aurait fourni les armes pour rendre la France plus forte. Quelque part, le président de la République a joué hier son va-tout. Les heures, les jours qui suivent diront s’il a réussi son pari. »

Déjà perdants ?

En tout cas, dans le camp présidentiel, on doute et même plus que ça, affirme ce matin Le Parisien : « les ténors de la majorité n’y croient plus », croit savoir le journal. « Ils font le job, répètent dans les médias que “rien n’est fait”, que les sondages “ne veulent rien dire”, que Nicolas Sarkozy peut encore “inverser la vapeur”. Pourtant, affirme donc Le Parisien, les ténors UMP, François Fillon, Alain Juppé et Jean-François Copé compris, n’y croient plus guère. Officiellement, aucun ne se désolidarise. Mais en privé, ils s’épanchent », relève Le Parisien, apparemment dans le secret des Dieux… « Signe révélateur, argumente le journal, personne ne parle d’un futur gouvernement… Dans la majorité, on se projette plutôt dans le coup d’après : la bagarre à l’UMP en cas de défaite, sanglante. » Et Le Parisien de conclure : « la bataille entre Fillon et Copé aura-t-elle lieu ? Un proche des deux rivaux résume, rapporte le journal : “ils font la même analyse. Le seul endroit où il y aura une voiture, un chauffeur et l’accès aux médias, ce sera le parti !” »

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