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Revue de presse française

A la Une : Hollande–Sarkozy, duel de meetings

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« La guerre des meetings géants, et en plein air, est déclarée entre les deux principaux rivaux de la présidentielle », lance Le Parisien Dimanche. Le candidat socialiste organise en effet un méga-rassemblement sur l’esplanade du Château de Vincennes, près de Paris. Et, dans le même temps, le président-candidat tient le sien place de la Concorde, au cœur de la capitale. Le Parisien plante le décor. « Entre les deux favoris, c’est à celui qui mobilisera le plus ». Et Le Journal du Dimanche annonce « le match Concorde-Vincennes », deux lieux chargés d’histoire, et de symboles. « Sarkozy tient meeting sur l’ancienne place de la Révolution où se dressait la guillotine et où l’on a exécuté un roi, rappelle malicieusement l’éditorialiste des InRocKuptibles ; Hollande sur le lieu symbolique où Saint Louis rendait la justice ».

Alors « Sarkozy-Louis XIV » ou Danton, ou Lavoisier sera-t-il, symboliquement, « guillotiné » les 22 avril et 6 mai prochains ? Et « Hollande-Saint Louis » sera-t-il alors fait roi ? Lequel des duellistes réussira sa démonstration de puissance ? Cette question a le don d’agacer au plus haut point Le Figaro Magazine. « A quoi allons-nous passer le week-end ? A comparer la taille des foules militantes qui vont se presser au meeting de Nicolas Sarkozy à la Concorde et à celui de François Hollande à Vincennes ! Affligeant, se récrie Le Figaro Magazine. Si nous voulions donner raison à nos contempteurs anglo-saxons qui multiplient ces temps-ci, les critiques contre la “futilité” de “la France du déni”, The Economist, nous ne nous y prendrions pas autrement… ».

Anne Lauvergeon : atomic Anne bombarde Sarko
 
En marge de l’actualité politique française, un livre fait du bruit dans la presse cette semaine, celui de l’ex-présidente d’Areva Anne Lauvergeon. Un ouvrage décapant, un « livre bombe », titre Le Point, ou encore « la bombe d’“Atomic” Anne », formule l’hebdomadaire, qui en publie quelques extraits.

« La femme qui résiste », c’est le titre de cet ouvrage. Un titre « un chouia grandiloquent », estime Marianne. Car en fait de résistance, ce qui est publié dans la presse hebdomadaire s’apparente plutôt à un règlement de comptes. L’ancienne « sherpa » du président Mitterrand, qui a été évincée de la présidence du groupe nucléaire français Areva sur décision de Nicolas Sarkozy, y dévoile en effet ses relations tumultueuses avec le chef de l’Etat.

Dans un entretien qu’elle a accordé cette semaine à L’Express, l’ex-patronne d’Areva accuse ainsi Nicolas Sarkozy d’avoir « laissé s’organiser un système de clan, de bandes et de prébendes. Ce système a (…) proposé (…) de vendre du nucléaire (…) au colonel Kadhafi, dit-elle au journal. (…) Imaginez, si on l’avait fait, de quoi nous aurions l’air maintenant ! ».

A propos de la politique industrielle, Anne Lauvergeon ne mâche pas ses mots. « Toute stratégie cohérente a disparu au profit du court terme et des intérêts d’un clan. Et des intermédiaires ! », accuse-t-elle.

Au sujet d’Air France, elle raconte : Nicolas Sarkozy m’a proposé la direction d’Air France, que j’ai refusée, en m’étonnant puisque Alexandre de Juniac, un de ses amis, était candidat pour le poste. Il m’a dit, poursuit-elle : « Alexandre est un ami, mais il n’a pas le niveau, il ne sera jamais président d’Air France. Il faut être sérieux. », étant précisé qu’aujourd’hui, Alexandre de Juniac préside Air France.

Anne Lauvergeon affirme aussi que le président lui avait proposé d’enter au gouvernement au poste de son propre choix. « Il ne composait pas un gouvernement, il recrutait pour un casting, dit-elle ! Je remplissais nombre de cases : femme, monde économique, industrie, international, Mitterrand, moins de 50 ans… ».

Autant d’attaques contre Nicolas Sarkozy que le président a qualifiées de « politicaille », souligne Le Journal du Dimanche.

Mali : la note salée
 
Enfin Le Nouvel Observateur se penche cette semaine sur le cas du Mali, « un désastre français », selon l’hebdomadaire. Le Nouvel Observateur évoque un document « très sensible » remis en février dernier à l’ex-président malien Amadou Toumani Touré, détaillant des « contacts étroits noués entre les Touaregs » et la Mauritanie, alliée de la France dans la région. Selon cette note, Nouakchott aurait livré « des véhicules chargés d’équipement militaire ainsi qu’un soutien logistique » au MNLA, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad. Toujours selon ce document « secret », poursuit Le Nouvel Observateur, le MNLA « s’engagerait à combattre al-Qaida au Maghreb islamique. Une priorité pour la Mauritanie et la France ».

Seulement voilà, « un mois et demi plus tard, le scénario a viré au cauchemar, complète le journal. (…) Les insurgés touaregs, considérés comme les meilleurs remparts contre Aqmi, combattent aux côtés des islamistes. Après avoir subi l’un de leurs pires revers en Afrique, les autorités françaises avouent leur impuissance ».

Quand aux troupes de la Cédéao, estime Le Nouvel Observateur, elles « ne pourront pas reconquérir le Nord » du Mali. Reste le MNLA. « Faute de mieux, les autorités françaises continuent de tabler sur le mouvement touareg pour “faire le ménage”. Au prix d’une reconnaissance de l’indépendance de l’Azawad ? (…) Voire d’une guerre civile et d’une somalisation de la région ? », se demande Le Nouvel Observateur. Bonnes questions en effet.

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