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Revue de presse française

A la Une : appels du pied, sondages et ralliements…

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A 4 jours du premier tour de la présidentielle, ça n’est pas Nicolas Sarkozy mais François Bayrou qui fait la Une du Figaro. « Bayrou espère être l’arbitre du second tour », titre le journal qui précise que « le président du MoDem entretient le suspense sur son attitude entre les deux tours. »

Le Figaro qui s’interroge : « le ralliement à Nicolas Sarkozy. Impossible ? Tout dépend, précisément, de la perspective, répond le journal. Un François Bayrou rejoignant l’actuelle majorité pour redonner une véritable ossature au centre droit ne se déjugerait pas. » En tout cas, les internautes du site Le Figaro.fr sont appelés à faire leur choix, avec la question du jour : « François Bayrou ferait-il un bon Premier ministre ? »

Et à gauche, qui ferait un bon Premier ministre ? Et bien, « beaucoup de bruit autour d’Aubry », constate Libération. Libération qui affirme que « la Première secrétaire (du PS) cumule les atouts pour diriger, en cas de victoire, le gouvernement de François Hollande. Tout deux entretiennent toutefois une relation compliquée », reconnait le journal qui rappelle que pendant la primaire, « Martine Aubry n’y était pas allée avec le dos de la cuillère contre la 'gauche molle' ou le 'flou' de son adversaire, rebaptisé 'candidat du système'. » Commentaire de François Hollande, cité par Libération : « si je ne devais travailler qu’avec ceux qui m’aiment… cela ne suffirait pas » pour former un gouvernement.

Le duo gagnant !

Toutefois, on n’en est pas encore là, avant de nommer un Premier ministre, il faut déjà être élu Président… Et sans trop de risques, la plupart des journaux estiment que tout va se jouer entre les deux favoris, Sarkozy et Hollande… « Un dernier coup d’œil sur les sondages ? », s’exclame Le Midi Libre. « Au fil des semaines passées, une tendance lourde se dégage et confirme l’impression qui remonte du terrain. Le duel annoncé aura bien lieu : malgré le délit de sale gueule infligé à Nicolas Sarkozy et le procès en incompétence fait à François Hollande, les deux favoris se retrouveront face à face dimanche pour une nouvelle campagne. »

En effet, précise Le Courrier Picard, « le dernier sondage réalisé par BVA pour la presse régionale, confirme toutes les tendances observées par d’autres sondeurs (…). Le duo de finalistes se détache nettement du trio revendiquant la troisième place (…). On verra bien s’il se trompe (…). Mais la tendance est lourde et l’effet de surprise est de moins en moins probable. On n’en dira pas autant du second tour, impossible à analyser vraiment avant le premier passage aux urnes. »

Le Républicain Lorrain, pourtant, se risque au pronostic : « la faiblesse de l’écart (au premier tour) ne sera en rien préjudiciable à François Hollande qui, grâce à l’effet Mélenchon, fédérant le vote à gauche de la gauche, bénéficiera de reports massifs le 6 mai. En d’autres termes, il dispose de réserves importantes, alors que Nicolas Sarkozy n’en a pratiquement aucune. »

Un métier de chien…

Là aussi, on n’en est pas encore là… Toutefois, reconnait L’Alsace, « aujourd’hui la perspective de la victoire a visiblement changé de camp, à voir les mouvements (…). La défection de quelques personnalités ne 'fait' pas une élection. Elle donne tout de même un aperçu de l’atmosphère d’une campagne. Et celle-ci est de plus en plus difficile pour le président sortant. »

En effet, renchérit Le Progrès, « la politique est un métier de chien, d’autant plus dur que le chien est donné battu. Nicolas Sarkozy le vérifie chaque jour davantage, voyant monter le flot des lâchages à l’unisson des sondages. »
Alors, de qui parle-t-on ? Et bien de personnalités ayant participé à des gouvernements sous Sarkozy et Chirac, comme Jean-Jacques Aillagon, Corinne Lepage, Martin Hirsch ou encore Fadela Amara, et qui se sont nettement prononcées en faveur de François Hollande.
« Cette hémorragie gonfle forcément le moral des Hollandais. Trop ? », s’interroge La Charente Libre. « En tout cas, l’odeur de l'écurie fait piaffer ceux qui se voient déjà installés dans les ministères. Cet excès de confiance et d’arrogance fait terriblement tache. Et agace prodigieusement François Hollande, croit savoir le quotidien charentais. Lui qui sait trop bien à quel point les ambitions personnelles peuvent détruire le jeu collectif. »

En tout cas, « au bout du compte, ce ne sont pas les ralliements individuels qui importent le plus, relève Le Journal de la Haute-Marne, ce sont surtout ceux des candidats qui seront éliminés au premier tour. Dans le camp des deux favoris, on doit s’y atteler dans une grande discrétion, mais la calculette en main. »

Et les calculettes devraient chauffer donc dimanche, aux alentours de 20h… En fait, non, un peu avant… Et on revient à Libération avec ce grand titre : « dimanche 18h30 ? » «Libération qui estime qu’à l’heure de Twitter et Facebook, l’embargo de 20h imposé sur la divulgation des estimations électorales apparait de plus en plus archaïque. » En effet, on connaîtra bien avant 20h le duo gagnant…

Exemple : la RTBF, la télé publique belge qui donnera les premières estimations dès 18h30, donc. Commentaire de son patron, le Français Christian Dauriac, recueilli par Libération : « la RTBF ne s’arrête pas aux frontières (…) et on a pris des mesures pour renforcer notre site internet… »

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