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Revue de presse française

A la Une : la confiance de François Hollande

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 « Toutes les conditions sont réunies pour l'emporter », déclare, ce matin, en Une du journal Le Parisien, le candidat socialiste. Dans cet entretien publié sur une double page, François Hollande dit s’attendre à un débat « rugueux » mercredi soir à la télévision avec son adversaire, le Président-candidat Nicolas Sarkozy (qui sera, demain, l’invité du Parisien – interview que nous vous relaterons donc dans les mêmes conditions).

Pêle-mêle, François Hollande juge l'attitude de son rival et du camp de ce dernier dans l'entre-deux-tours, estimant que « jamais un tel niveau n'avait été atteint ».

Un tel niveau ? Le candidat socialiste précise : « avant le premier tour, déjà, il y avait eu des polémiques, des attaques, du dénigrement (…) Mais le résultat de dimanche dernier ajoute encore à l'affolement. Quel festival, quel bouquet ! Je serais ainsi le candidat des mosquées ; Tariq Ramadan appellerait à voter pour moi ; Takieddine serait un ami ; j'aurais tout connu des comportements de Dominique Strauss-Kahn ; je voudrais régulariser tous les sans-papiers, recense-t-il. Heureusement que Ben Laden est mort ! Peut-être aurait-il aussi donné des consignes ? ».

Passant du mode ironique à l’indignation, François Hollande ajoute : « Quand j'entends ce député (…) comparer ma compagne à un chien...Moi-même, j'ai été comparé à une anguille. Décidément la zoologie fait partie du camp d'en face. C'est déplorable », étant rappelé que le député UMP Lionel Luca avait en effet osé un jeu de mot sur le patronyme de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, la baptisant… Valérie Rottweiler, du nom d’une race de chien réputé pour son agressivité.

S’agissant du score élevé du FN au premier tour, le favori des sondages estime qu’il est « largement de la responsabilité du président sortant ». François Hollande précise qu'il envisage une part de proportionnelle de 15% (ce qui, mécaniquement, pourrait déboucher sur l’élection de députés du Front National). Mais François Hollande relativise : « mieux vaut, dit-il, avoir des députés FN que des niveaux élevés de ce parti à la présidentielle ».

Enfin le candidat socialiste dit craindre la multiplication des licenciements après le 6 mai. « Ce ne sera pas notre arrivée qui provoquera ces plans sociaux. Nous devons dire à ces entreprises que nous ne les accepterons pas sans réagir ».

Vous aurez noté. François Hollande ne dit pas : « ce ne serait pas notre arrivée » - qui aurait été un conditionnel - mais bien « ce ne sera pas notre arrivée » - soit un futur. Lapsus ou glissement sémantique ? A chacun sa vérité…

DSK : réalité ou légende ?
 
Autre interview, celle de Dominique Strauss-Kahn au journal britannique The Guardian, que relate ce matin la presse française.

Le Parisien et Libération reviennent longuement sur l’entretien accordé au Guardian par l’ex-Directeur général du Fonds monétaire international.

Dominique Strauss-Kahn y accuse « des personnes ayant un agenda politique (d’avoir) orchestré » l'affaire du Sofitel de New-York pour faire échouer sa candidature à l'élection présidentielle en France.

Dans cette interview, publiée par le site Internet du Guardian, DSK s’en prend à des personnes « liées à Nicolas Sarkozy, dit-il (…). Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique mais je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin (...), je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quelque chose capable de m'arrêter ».

Cet entretien, DSK l’a en fait accordé à Edward Epstein, qui publie, lundi sur Internet, un livre sur l'affaire du Sofitel.

Ce journaliste américain parle ce matin au journal Libération. Epstein concède que DSK « ne pense pas qu’un complot a eu lieu avant les faits eux-mêmes », étant rappelé qu’une femme de chambre d’origine guinéenne travaillant alors à l'hôtel Sofitel de New-York, Nafissatou Diallo, accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir contrainte à une fellation dans sa suite le 14 mai 2011 alors que si DSK a bien reconnu une relation « inappropriée », il maintient quelle a eu lieu sans « violence, ni contrainte, ni agression ».

Toutefois, complète l’écrivain américain dans Libé, DSK « était déjà sous surveillance depuis déjà plusieurs semaines et était devenu la principale cible des services français en février ou en mars 2011. Ils surveillaient ses faits et gestes, ajoute-t-il. Ils savaient ce qui lui était arrivé au Sofitel ».

Edward Epstein reconnait toutefois ne pas détenir « la preuve formelle » de cette prétendue surveillance de DSK par les « services (secrets) français ».
Dans Le Parisien, ce matin, Nadine Morano, ministre de la Formation professionnelle et ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy, juge « grotesque(s) » les accusations de Dominique Strauss-Kahn.

Interrogé par le journal, un informateur anonyme du Parti socialiste français déclare : « de toute façon, cela fait bien longtemps que DSK n’appartient plus à la vie politique française. On n’en parle plus », dit-il.

Enfin Le Parisien a interrogé le correspondant du Guardian à New-York sur l’opportunité de cette interview de DSK en pleine campagne électorale de l’entre-deux tours en France. Le journal londonien « se défend de toute manipulation » et estime que l’interview était « trop intéressante pour ne pas être publiée ». Comme disait John Ford, « quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende ».

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