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Chronique des matières premières

La fin du super cycle des matières premières n'est pas pour demain

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Getty Images

Même si les prix des matières premières sont redescendus de leur sommet du printemps 2011, ils devraient rester élevés, au moins en 2012. 

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Il y a un peu plus d'un an, l'or, le cuivre, l'argent, le maïs, le caoutchouc, le sucre, le coton, battaient tous les records de prix. Depuis l'été dernier, ralentissement mondial oblige, force est de constater que les cours se sont repliés. Les métaux ont par exemple perdu 20% en un an. Mais ils ne se sont pas effondrés pour autant. Les prix ont même repris de la vigueur au premier trimestre. Alors faut-il croire l'analyste de Citigroup ou la maison de négoce japonaise Mitsui, qui prédisent la fin du super cycle des matières premières ? L'éclatement d'une bulle qui aurait duré 10 ans ?

Certes, la demande en matières premières de l'Europe est à la traîne. La reprise américaine encore fragile. Et la Chine est en train de ralentir sa croissance. Mais Pékin a tout de même annoncé plus de 8% d'élévation du PIB au premier trimestre et prévoit 7,5% sur l'année. Après avoir calmé l'inflation, la Chine s'apprête à relancer son activité, en privilégiant sa consommation intérieure. Or ce pays représente 40 à 65 % de la demande en matières premières. Et elle n'est pas seule, les pays émergents dans leur ensemble devraient contribuer à maintenir une croissance mondiale de 3%. Or l'offre de produits de base n'est toujours pas à la hauteur de cette demande, qui augmente inexorablement avec la démographie, même si la progression est plus lente. C'est pourquoi les négociants Trafigura, Mitsubishi et Glencore, mais aussi le rapport Cyclope, estiment que les prix devraient rester élevés au moins en 2012 étant donné l'insuffisance des investissements pour renouveler les ressources. Les tensions demeurent pour le roi des métaux, le cuivre, les coûts ne cessant d'augmenter pour extraire la même quantité de minerai aux teneurs de plus en plus faibles et à des profondeurs de plus en plus grandes.

Dans le domaine des denrées alimentaires, la tension est extrême pour le soja ; pour les autres céréales, les productions seront plus confortables cette année, mais les stocks mondiaux ne sont pas reconstitués, on n'est donc jamais à l'abri d'un aléa commercial ou climatique. Tant que la production de matières premières n'aura pas fait un saut considérable, le super cycle n'est pas prêt de prendre fin.

 

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