Revue de presse française

A la Une : une semaine chargée pour le nouveau président

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« Pour Hollande, le plus dur commence », constate Le Parisien en Une. Et il est vrai que l’agenda est plutôt rempli pour ces prochains jours. « A candidat normal, semaine exceptionnelle ! », s’exclame le journal. « Les huit jours à venir feront figure de test pour le président élu, qui sera sur tous les fronts, en France comme à l’étranger. »

« François Hollande, le moment de vérité », renchérit Le Figaro en première page. « François Hollande à l’heure des premiers défis », lancent Les Echos.

Et nous revenons au Parisien pour le détail de cet agenda présidentiel. Ce lundi, « le président élu est annoncé au Conseil national du PS pour remercier les socialistes et donner le coup d’envoi de la mobilisation en vue des législatives ». Demain mardi, la journée la plus dense : la passation de pouvoir avec Nicolas Sarkozy, l’annonce de la nomination du Premier ministre, et un dîner de travail à Berlin avec la Chancelière Angela Merkel. « Un premier contact qui s’annonce délicat », affirme Le Parisien. Mercredi, la composition du gouvernement. Et en fin de semaine, le G8 aux Etats-Unis…

Pas le temps de souffler donc pour François Hollande. Et c’est son premier rendez-vous diplomatique outre-Rhin qui retient l’attention des commentateurs ce matin. Pour Le Figaro, le nouveau président va entrer là « dans le vif du sujet. (…) Si la campagne électorale lui a permis de prendre quelques libertés avec le principe de réalité, il va le redécouvrir, et sans doute brutalement. Angela Merkel veut savoir, affirme Le Figaro. Elle souhaite que le chef de l’Etat lui explique ce qu’il entend exactement par “réenchanter le rêve français” et craint qu’il lui livre une vision cauchemardesque pour l’Allemagne. S’il s’agit de s’endetter à nouveau, ce sera non. Mais s’il s’agit de poursuivre les réformes engagées ou promises par Nicolas Sarkozy, ce sera oui. On mesure la complexité de la tâche qui attend l’adversaire du président sortant… »

Angela Merkel affaiblie ?

Les conservateurs allemands ont su Attention à ne pas confondre la grogne et le mécontentement des électeurs avec unbi un revers électoral hier en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Quel est le signal envoyé à Angela Merkel et François Hollande peut-il en profiter ? Les avis divergent… Pour L’Alsace, « que François Hollande ne se méprenne pas. (…) Les électeurs de cette grande région industrielle (...) en ont surtout marre de payer pour les Grecs et craignent de devoir ouvrir leur porte-monnaie pour la France, si celle-ci ne parvient pas à maîtriser ses déficits. (…) Attention à ne pas confondre la grogne et le mécontentement des électeurs avec une volonté de changer le cap fondamental de la politique allemande ».

Même optique pour La Presse de la Manche : « l’idée d’un affaiblissement de la chancelière peut laisser penser qu’elle sera plus souple avec François Hollande, demain, pour leur première rencontre. Il ne faut sans doute pas trop y compter. D’abord, parce qu’Angela Merkel n’a pas un tempérament à dévier de sa ligne politique au vu de résultats électoraux régionaux. Ensuite, parce que l’élection en Rhénanie ne s’est pas véritablement faite sur sa politique de respect des équilibres budgétaires. »

Autre analyse pour Les Dernières Nouvelles d’Alsace : « c’est une Angela Merkel politiquement affaiblie qui recevra demain le président François Hollande. (…) Dans l’optique électorale de 2013, un infléchissement de la politique de rigueur est désormais envisageable. Paris n’attend pas autre chose. »

« La lourde défaite de la CDU aux élections régionales de Rhénanie du Nord constitue un sérieux revers pour la politique d’austérité d’Angela Merkel, affirme égalementLe Journal de la Haute-Marne. Du pain presque béni pour le nouveau locataire de l’Elysée. Reste à savoir si François Hollande saura faire bouger les lignes allemandes. »

En tout cas, lourde charge pour le nouveau président français, relève Le Progrès : « François Hollande, seul homme neuf, seul dirigeant légitimé par les urnes va porter sur ses épaules le sauvetage de l’euro, la mission de la réconciliation, l’espoir d’un équilibre entre la discipline chère aux anglo-saxons et la croissance qu’attendent des millions de chômeurs. »

Front contre Front…

Autre grand sujet dans la presse ce matin : les législatives à venir et en particulier le duel Mélenchon-Le Pen à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Jean-Luc Mélenchon qui fait la Une de Libération et qui fourbit ses armes… Le leader du Front de Gauche entend porter « la bataille à son paroxysme ». « Face au FN, poursuit-il, je dois monter sur la barricade ».

Pour Libération, « la confrontation qui s’engage est politique au plus haut point. De son issue dépend la présence ou non à l’Assemblée de celle qui a vocation à incarner la droite extrême pour les dix ans qui viennent ».

Mélenchon est également à la Une de L’Humanité. « Face à l’extrême-droite, la réponse sociale », titre le quotidien communiste.

Enfin, « l’histoire les attend ! » : là, il ne s’agit pas de Hollande-Merkel, encore moins de Mélenchon-Le Pen, mais de Montpellier. Et c’est le grand titre de L’Equipe. Car Montpellier, après sa victoire hier soir face à Lille, a pris une option sur le titre de champion de France 2012. Rien n’est encore fait, le PSG peut encore revenir, mais Montpellier est sûr d’une chose, constate L’Equipe : il jouera la saison prochaine la Ligue des Champions.

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