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Chronique des matières premières

Le boom du gaz en Australie

Audio 01:57
La compagnie North West Shelf Gas en Australie.
La compagnie North West Shelf Gas en Australie. North West Shelf Gas

Dans cinq ans, l'Australie devrait doubler le Qatar pour devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.

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L'Australie est déjà riche en charbon et en uranium, mais elle parie surtout sur le gaz. Le rapport de Geoscience Australia et du Bureau national de l'économie des ressources, cité par le gouvernement de Canberra hier, évalue à 11 000 milliards de m3 les ressources identifiées de gaz de l'île-continent, la moitié de celles du Qatar. Au rythme de production actuelle, l'Australie a 184 ans de consommation devant elle. Mais Canberra espère surtout développer les exportations de ce gaz sous forme liquéfiée, le GNL, que l’on peut embarquer dans la soute d'un méthanier.

L'Australie est déjà le troisième fournisseur mondial de gaz naturel liquéfié, or les besoins de ses voisins asiatiques vont croître, principalement ceux du Japon, privé d'énergie nucléaire. C'est pourquoi les projets d'exploitation gazière et de liquéfaction du gaz se multiplient :180 milliards de dollars d'investissements sont prévus ; des projets de gaz naturel conventionnel en mer, pour la plupart. Le projet « Pluto » opéré par l'Australien Woodside, est opérationnel, il a expédié sa première cargaison de gaz naturel liquéfié au Japon fin avril. D'autres projets viennent de démarrer comme « Ichthys », où le Français Total s'est associé au Japonais Inpex, avec à la clé une usine de liquéfaction flottante, une première. Au chapitre des gaz non conventionnels, l'Australie développe aussi massivement le gaz de charbon. Additionnées, ces productions pourraient, dès 2017, hisser l'Australie au premier rang des exportations de gaz naturel liquéfié, devant le Qatar. Les gaz de schiste, très abondants également puisqu'on peut doubler les ressources australiennes en tenant compte de leur présence dans le sous-sol, sont en revanche loin de sortir de terre, étant donné les réticences environnementales, semblables à celles que l'on connaît en France. Mais cette opposition ne semble pas freiner l'intérêt des majors pour le gaz australien, pas plus que l’envolée des coûts, notamment de la main-d'oeuvre. Outre Total, l'Anglo-néerlandais Shell prévoit une usine de liquéfaction, et l'Américain Chevron a déjà signé un accord de fourniture de GNL sur 10 ans avec une compagnie japonaise d'électricité.

Pour en savoir plus :
Les nouvelles usines de liquéfaction au Qatar et en Australie, conséquences sur le marché du GNL de l'Association française du GAZ et Total.

 

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