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Chronique des matières premières

Les marchés pétroliers menés par la Grèce plus que par l'Iran ou l'Inde

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La crise grecque influence les prix des barils de pétrole.
La crise grecque influence les prix des barils de pétrole. Getty Images/Photo 24/Brand X Pictures

Hier encore, les cours de brut ont continué leur repli. C'est la crise grecque qui influence les marchés pétroliers. Le dossier iranien est pour l'instant relégué au deuxième plan et la décision de l'Inde de baisser ses achats à l'Iran n'a eu aucun impact.

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L'annonce faite par New Delhi - une diminution de 11% de ses importations de pétrole en provenance d'Iran - est un signal d'accommodement envoyé à Washington. Ce n'est pas un réel sacrifice pour l'Inde, étant donné que, déjà, les achats de brut iranien étaient devenus très compliqués du fait des obstacles pour financer et assurer les transactions.

Il y a quelques mois, une telle annonce de réduction des achats de brut iranien par l'Inde, tout de même un des premiers clients de l'Iran, aurait eu un effet haussier sur les cours. Les marchés auraient craint une nouvelle montée des tensions avec l'Iran, de nouvelles menaces comme celles déjà proférées au sujet de la circulation des tankers dans le détroit d'Ormuz. Les opérateurs auraient anticipé une tension plus grande de l'offre, avec de plus en plus de pétrole iranien boudé par les Etats-Unis, l'Europe et tour à tour le Japon, la Corée, l'Inde, et donc de moins en moins de pétrole sur le marché. Mais il semble qu'ils soient rassurés, jusqu'à nouvel ordre, de ce côté : l'Arabie Saoudite, le pays producteur qui a les capacités disponibles les plus grandes au monde, s'est engagée auprès de tous les anciens clients de l'Iran à compenser l'absence du brut iranien, trop heureuse de jouer un mauvais tour à son ennemi juré.

Les opérateurs oublient donc pour l'instant les menaces sur l'offre pour se focaliser sur la demande. Les stocks aux Etats-Unis sont énormes, ce qui indique une demande en berne. Surtout, avec l'échec des négociations pour former un gouvernement de coalition en Grèce, l'incertitude sur l'avenir de la zone euro perdure, or l'Europe est le deuxième marché pétrolier mondial. Moins d'activité économique signifiant moins de consommation de pétrole, ce sont ces spéculations qui l'ont emporté et qui ont fait baisser les cours du pétrole à nouveau hier. Une chute aggravée par le renchérissement du dollar, et donc un désavantage monétaire pour les opérateurs non Américains qui achètent leur pétrole en billet vert. Mais le dossier iranien pourrait revenir au galop sur la scène pétrolière la semaine prochaine. Tout dépendra du climat des prochaines réunions de Téhéran avec la communauté internationale, à Vienne puis à Bagdad. 

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