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Revue de presse française

A la Une : ça ne s’arrange pas !

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Avalanche de mauvaises nouvelles économiques hier. « L’Insee a sorti des prévisions à vous mettre le moral dans les chaussettes, soupire Le Progrès, pire qu’un France-Espagne de foot ou une page météo de cet été pourri. Tout s’effondre, de l’emploi à la croissance, et surtout le pouvoir d’achat : une chute de 1,2%, du jamais vu depuis trente ans. »

En effet, « vers un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 », s’exclament Les Echos en première page. « La rigueur actuelle vient pour l’essentiel de l’équipe précédente, reconnait le quotidien économique. En bons tacticiens politiques, le président Nicolas Sarkozy et son Premier ministre, François Fillon, avaient décidé l’an dernier toute une série de hausses d’impôt qui vont se concrétiser dans les prochaines semaines. Cette rigueur va être accrue par les mesures fiscales promises par le candidat Hollande. (…) Aujourd’hui, affirment Les Echos, le pays est sur une pente de croissance nulle. »

Il est vrai que les chiffres donnent le tournis : « le chômage à la hausse, constate Paris-Normandie : 33 000 chômeurs de plus au mois de mai, le pire chiffre depuis octobre 2009. (…) La croissance qui ne devrait pas dépasser 0,4 % en 2012, contre 1,7 % en 2011, c’est-à-dire un peu moins que les prévisions du gouvernement. Et le pouvoir d’achat donc, qui devrait baisser de 1,2 % en 2012, plus fort recul depuis 1984. Pas très mobilisateur pour un gouvernement nouvellement nommé. Mais au moins cela tranche définitivement le débat sur le meilleur moyen de lutter contre la crise, estime le quotidien normand : hausse d’impôts ou réduction des dépenses de l’Etat ? Il faudra évidemment faire les deux, et dans des proportions plus importantes, sans doute que François Hollande ne l’avait imaginé. »

Un sabre de bois…

Quant au Smic, l’augmentation annoncée hier n’est que de 2%… Soit une vingtaine d’euros de plus sur la fiche de paye. « Pour le Smic, le changement, ce n’est pas maintenant, déplore L’Humanité. Pour le porte-monnaie des ménages non plus. » L’Humanité qui espérait une augmentation bien plus significative : « 5% de “coup de pouce” auraient représenté 53,75 euros de plus par mois. C’était à la portée de toutes les situations et pouvait être immédiatement décidé, estime le quotidien communiste. Une telle mesure, socialement juste, était également économiquement nécessaire face à l’affaissement de la consommation intérieure. »

En fait, relève Le Monde, ce « modeste coup de pouce mécontente tout le monde. La CGT et FO dénoncent une aumône dérisoire. Le patronat s’insurge contre un cadeau excessif. » Et finalement, estime le quotidien du soir, « au regard de l’objectif de justice sociale, que la crise rend pressant, il aura l’efficacité d’un sabre de bois pour lutter contre la pauvreté et les inégalités. Nombre d’études ont montré qu’au bas de l’échelle sociale, le revenu des salariés dépend plus de la quantité de travail que du salaire horaire. Les pauvres resteront donc pauvres. Les exclus ne se mueront pas en inclus. Les emplois peu qualifiés seront pénalisés. Voilà qui élève le coût du symbole ou du mirage ! »

La madone de la démocratie

A la Une également : Aung San Suu Kyi à Paris. L’opposante birmane est en photo, tout sourire, en première page du Figaro. Fait « inhabituel » lors d’une conférence de presse, relève le journal, « la dame de Rangoun a été applaudie hier par les journalistes réunis à l’Elysée. »

Et les commentaires sont dithyrambiques ce matin… « Aung San Suu Kyi n’est pas l’icône trop romantique de la “Dame de Rangoun”, s’exclame La Montagne, elle est Mandela, elle est Gandhi, elle est Rigoberta Menchu, elle est le digne courage de Martin Luther King, elle est la femme révoltée qui si souvent a failli mourir debout pour ne pas céder à genoux. »

En effet, renchérit Le Républicain Lorrain, « elle est au siècle commençant ce que Nelson Mandela fut à la fin du précédent. Un symbole de courage et de probité morale. (…) L’élégantissime Aung San Suu Kyi constitue le modèle parfait de la persévérance au milieu des ténèbres. Une des dictatures parmi les plus brutales au monde s’est désagrégée – sans avoir encore disparu – en Birmanie, sous l’effet de l’action non violente de celle que tout le monde regarde aujourd’hui comme la madone de la démocratie. »

Punis ?

Changement de ton avec les footballeurs de l’équipe de France… « Faut-il sanctionner les Bleus ? », s’interroge en Une Le Parisien. Certains, oui, répond le journal. « Les nouveaux dérapages de certains Bleus pendant l’Euro ne resteront pas sans suite, affirme Le Parisien. La semaine prochaine, la Fédération française étudiera leurs cas, celui de Samir Nasri en tête. » Nasri qui pourrait ne plus être sélectionné en équipe de France, croit savoir le journal.

Quant aux primes des joueurs pour cet Euro : 140 000 euros chacun… Elles pourraient ne pas être versées par la Fédération, affirme L’Equipe.

En tout cas, ce soir, place au football, au vrai. « Soir de gala », s’exclame le quotidien sportif. « Les fulgurances de Cristiano Ronaldo d’un côté, la perfection technique d’Iniesta et Xavi de l’autre : la première demi-finale de l’Euro 20012 entre le Portugal et l’Espagne aux faux airs de Classico promet, assure L’Equipe, un spectacle de très haute volée. »

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