Grand reportage

Uruguay, 27 ans après la fin de la dictature : la marche vers la justice

Audio 19:00
Anahit Ahanorian, prisonnière politique pendant douze ans, ici chez elle, à Montevideo. Elle présente un tissu qu'elle a confectionné en prison. qu'elle a confectionné en prison. On peut y lire «Liberté» en arménien.
Anahit Ahanorian, prisonnière politique pendant douze ans, ici chez elle, à Montevideo. Elle présente un tissu qu'elle a confectionné en prison. qu'elle a confectionné en prison. On peut y lire «Liberté» en arménien. © Laurie Fachaux

Nous partons dans ce petit pays d’Amérique latine de 3,5 millions d’habitants.Comme ses voisins, l’Argentine, le Brésil ou encore le Chili, l’Uruguay a connu une dictature militaire, pendant 12 ans. Le pays vient d’ailleurs de célébrer le 39ème anniversaire du coup d’Etat militaire, c’était le 27 juin 1973. Depuis 1985, année du retour à la démocratie, et jusqu’à très récemment, presqu’aucune plainte pour les crimes commis pendant la dictature n’a abouti : en effet, policiers et militaires étaient protégés par la loi dite de « caducité », également appelée loi d’impunité ou d’amnistie, par ses détracteurs. En octobre 2011, le Parlement a annulé cette loi. Les recherches des corps des disparus ont repris. Il n’en fallait pas plus pour rouvrir le débat sur la justice post-dictature en Uruguay. Car la population, et la classe politique, restent très divisées. Entre oubli et pardon d’un côté, justice et mémoire de l’autre.