Revue de presse française

A la Une : les cent jours de François Hollande

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Quatre-vingt-dix-sept jours après l’élection du président de la République, pour être plus précis, « le doute s’installe » lance en manchette Le Figaro, qui publie un sondage sur l’action de François Hollande. Enquête dont les résultats sont plus nuancés que le titre du journal qui l’a commandé à l’institut de sondages Ifop.

Globalement, admet Le Figaro en page intérieure, « les Français sont satisfaits des engagements du président, mais restent sceptiques sur sa capacité à lutter contre la crise ».

Dans le détail, les décisions recueillant la plus grande approbation des sondés, selon l’Ifop, sont celles qui concernent le retrait d’Afghanistan d’ici à la fin de l’année des forces françaises combattantes (les trois-quarts des personnes interrogées l’approuvent), mais aussi et surtout la baisse du salaire du président, qui est « plébiscitée », relève Le Figaro.

Certaines mesures, en revanche, mécontentent les sondés, notamment la défiscalisation des heures supplémentaires ou l’alourdissement de la fiscalité sur les successions.

Enfin s’agissant de la confiance accordée à François Hollande comme au gouvernement pour trouver des solutions à la crise de la zone euro, réduire la dette et le déficit public ou lutter contre l’immigration clandestine, les résultats sont en défaveur de l’exécutif. D’où la conclusion du Figaro. « François Hollande n’est pas Gerhard Schröder. Le chancelier social-démocrate avait engagé des transformations courageuses pour sortir son pays de l’ornière. Dix ans plus tard, l’Allemagne peut l’en remercier. Elle rayonne dans le tourbillon de la mondialisation. Le président socialiste français ne veut sans doute pas prendre le risque de l’impopularité au sein de la gauche, en bousculant ses dogmes et ses habitudes. Mauvais calcul, car les sombres perspectives d’avenir l’obligeront, qu’il le veuille ou non, à aller à Canossa. Déjà la rentrée s’annonce agitée », prédit le quotidien.

Berlusconi : le retour ?
 
Le Figaro invoque Gerhard Schröder. Mais c’est à Silvio Berlusconi que Libération, de son côté, a choisi ce matin de donner la parole. Et c’est sur une double-page que Libération publie cet entretien avec l’ex-président du conseil italien. Silvio Berlusconi y évoque son possible retour en politique pour les élections de 2013. Pour justifier cet éventuel retour, il évoque « l’amertume de ne pas avoir pu faire tout » ce qu’il voulait et dément avoir dit vouloir se retirer de la vie politique.

Et puis Silvio Berlusconi évoque aussi le scandale « Ruby », du nom d’une mineure avec qui « Il Cavaliere » est accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées. L’ex numéro un italien parle de « monstrueuse opération de lynchage à des fins politiques. Je suis une personne joyeuse et optimiste, dit-il à Libération (…) c’était des soirées de relax pur. Il n’y avait rien de sexuel ou de prohibé ».

JO : «Rule Britannia»
 
Les Jeux olympiques de Londres, J – 1 avant la cérémonie de clôture. Et un bilan positif pour Londres. La capitale britannique est la « reine des jeux », titre Libération. Avec une organisation « sans accroc » et plus de cinquante médailles dans son escarcelle, le Royaume-Uni a « réussi haut la main le test des Jeux olympiques », apprécie le quotidien. Libération a ainsi particulièrement apprécié la cérémonie d’ouverture, les infrastructures, et l’organisation qui « ne sont que justifications de la grandeur britannique, rehausse Libération. (…) Seule la victoire est belle. Août 2012. Les athlètes, les rameurs, les cyclistes font de la Grande-Bretagne la troisième puissance sportive mondiale et la première d’Europe ».

Reste à savoir si la France sera candidate pour les JO de 2024. « François Hollande hésite, note le quotidien. Et il n’a pas tort car, derrière la munificence d’une manifestation éphémère, les coûts financiers, sociaux ou moraux peuvent ternir les plus belles des victoires ».

J.O. : Renaud Lavillenie, le Peter Pan français
 
Mais en attendant, les JO, ce sont aussi les exploits sportifs. Et les héros. Et ce matin, le héros, c’est Renaud Lavillenie. Le perchiste est en Une de L’Equipe, du Figaro, et du Parisien-Aujourd’hui en France. Premier médaillé d’or français en athlétisme depuis seize ans, Renaud Lavillenie est croqué par L’Equipe en Peter Pan franchissant nuitamment avec sa perche une barre placée au dessus de la tour de Big Ben à Londres, laissant, telle la Fée Clochette, une poussière d’étoiles dans son sillage.

Pour Le Parisien, son saut victorieux à 5 m 97, nouveau record olympique, est rien moins qu’un « chef d’œuvre ».

Pour Le Figaro, le « p’tit gars de Cognac est monté hier à des altitudes qui augurent d’autres lendemains au sommet ».

Il en est un, en revanche, dont l’avenir est donné par la presse française comme dépourvu de perspectives, c’est Usain Bolt. Libération souligne que le sprinter jamaïcain ne s’alignera pas sur 100 et 200 m aux prochains Jeux olympiques de Rio dans quatre ans. Et que, donc, ses pointes seront bientôt « au chômage ».

Le Figaro ne dit pas autre chose. « Usain Bolt, légende vivante, et maintenant ? », interroge le journal. Le champion superstar des JO de Londres va-t-il s’essayer au saut en longueur comme, jadis, Carl Lewis ? Ou va-t-il changer de sport ? Criquet ? Football américain ? Avec lui, tout reste ouvert. Usain Bolt, la vie devant soi.

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