Revue de presse française

A la Une : l’aubaine de la baisse du chômage pour Barack Obama

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Le marché de l’emploi qui relève la tête aux Etats-Unis, c’est une bonne fortune pour l’économie américaine, et donc, en conséquence, pour les économies de ses partenaires, dont l’Europe. Mais à un mois de l’élection présidentielle où il va devoir affronter le candidat républicain, c’est aussi une « aubaine » pour Barak Obama, relève en effet en Une Le Figaro.

Après le premier débat télévisé contre Mitt Romney et durant lequel il a été dépassé par son contradicteur, le président sortant n’a plus que deux points d’avance dans un sondage Ipsos/Reuters réalisé hier, note le journal. Mais l’emploi est un « facteur crucial dans la présidentielle » au Etats-Unis, insiste Le Figaro. Voilà pourquoi Obama « peut se relancer grâce à cette bonne nouvelle ».

Venezuela : l’ombre du Che

Autre présidentielle en Amérique, au Venezuela cette fois-ci, où le président Chavez va, demain, briguer un nouveau mandat. Et pour Libération, il s’agit de la « mision réélection pour Hugo Chavez », avec un accent tonique sur le second « i » du mot « mision » (qui signifie bien « mission » en français) ! En lisant ce titre, on a presque envie de dire « mision reeleccion pour Chavez », avec le « tch » qui convient en espagnol, comme dans « Che ».

Du Che, justement, Chavez semble encore se réclamer, à en croire le journal, puisque le bouillant président vénézuélien entend « mettre en œuvre le socialisme du XXIe siècle ». Le Venezuela est devenu le pays « le moins inégalitaire d’Amérique Latine », dit au quotidien un ministre du gouvernement de Caracas, qui y dresse un bilan élogieux des années dites « Comandante » du président sortant. Là-encore, la référence à Che Guevera est insistante.. Mais pour la première fois depuis quatorze ans, Chavez a un rival de poids en la personne de Henrique Capriles, objecte dans Libération un « ex-guérillero d’extrême-gauche », devenu patron d’un journal d’opposition après avoir été ministre d’un gouvernement « libéral ». Demain on vote. Sobre et sans armes. Car depuis hier et jusqu’à lundi, les Vénézuéliens « ne peuvent consommer d’alcool dans les lieux publics (…) et le port d’armes est aussi interdit pendant le week-end », complète Libération.

Tunisie : tabou

Une femme persécutée en Tunisie. Elle ne s’appelle pas Meriem. C’est le prénom qu’elle s’est choisie pour raconter son histoire. Abusée par des policiers, la voilà maintenant menacée de poursuites judiciaires pour attentat à la pudeur ! Des reporters du journal Le Parisien Aujourd’hui-en-France sont allés à sa rencontre du côté de Tunis. Et, ce matin, la manchette du quotidien est toute entière consacrée à ce fait divers qui « a viré en affaire d’Etat » en Tunisie, observe le quotidien. Le secrétaire d’Etat tunisien chargé des Affaires européennes ne dit pas autre chose. Le président Moncef Marzouki a du reste rencontré la jeune fille et lui a présenté les excuses de l’Etat. Mais en Tunisie, « le viol est tabou, souligne alias-Meriem, (…) un tabou qu’elle a décidé de briser » dans les colonnes du Parisien Aujourd’hui-en-France. Avec retenue, elle y raconte donc ce que les policiers lui ont fait subir dans la nuit du 3 au 4 septembre à Tunis après l’avoir surprise avec son compagnon dans la voiture de ce dernier. Depuis, elle y pense « tout le temps », dit-elle au quotidien, mais reste « déterminée » et veut que « justice soit faite » pour pouvoir « tourner la page ».

Franc CFA : monnaie française

Les quarante ans du franc CFA. Dans la presse française, il n’y a guère que Le Figaro qui effectue ce matin un « retour sur une invention », le confrère voulant retracer l’histoire de cette « monnaie française », écrit-il.

Le quotidien estime que le franc CFA offre à ses utilisateurs « quelques avantages et une réserve de polémique intarissable », et explique les raisons pour lesquelles on a célébré hier le quarantième anniversaire de la monnaie de la Zone franc alors que le franc CFA est en fait un « quasi septuagénaire ». Il s’agit de mettre l’accent sur l’accord de 1972, le dernier en date, « sur lequel se fonde toujours les relations entre la zone CFA et la France ».

Le Figaro explique donc les avantages « réels » (énonce-t-il) du CFA, parmi lesquels la « stabilité », une « maîtrise de l’inflation unique sur le continent » ; mais il évoque aussi les « critiques » adressées au franc CFA, tel que celle qui remarque que cette monnaie jugule certes l’inflation, mais « au détriment de la croissance et de l’emploi dont l’Afrique a besoin », ainsi que son « impact sur les coûts de la main-d’œuvre et des exportations ». Cerise sur le gâteau, « la crise de l’euro n’améliore pas les choses », concède un diplomate anonyme dans les colonnes du Figaro de ce matin, étant rappelé que le Franc CFA est arrimé par un lien fixe à la monnaie unique européenne et qu’un euro vaut 655,957 francs CFA. Qu’il pleuve ou qu’il vente. 

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