Revue de presse française

A la Une de la presse française: la « guerre sans fin » en Syrie

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A la Une de Libération, sur laquelle un homme à genoux, les yeux clos, chemise ensanglantée, se tient la tête en hurlant sa douleur. Une fois encore, le journal raconte la violence au quotidien et le désespoir de la population.

Pour Libé, « la violence s'est peu à peu transformée en une guerre civile de plus en plus compliquée, bien que, pour le moment, elle ne soit pas générale, concède le journal. (…) Dans cette guerre civile, les jihadistes et divers tenants d'Al-Qaeda se manifestent de plus en plus, notamment par le nombre croissant des attentats-suicides. En Syrie, soupire Libération, le printemps arabe est devenu une tragédie, dont les conséquences internationales s'élargissent de plus en plus » alors que les nuages s’accumulent entre la Syrie et la Turquie. Laquelle est tentée « par l’escalade », observe le quotidien

Hollande en Afrique : nouveau cap

Des Unes disparates ce matin dans presse française. Laquelle consacre une large place dans ses colonnes au voyage de François Hollande en Afrique. Le président de la République se rend aujourd’hui au Sénégal, puis en République démocratique du Congo.

Le journal Le Monde en fait sa manchette. Pour le quotidien français du soir, entre le François Hollande et l’Afrique, voici venir « le temps de la lucidité ». Le Monde souligne que le président de la République « veut nouer des relations apaisées avec le continent africain ».

Ce qui ne l’empêchera pas, à Kinshasa, de dire tout haut « ce qu’il a à dire, de manière claire », insiste, dans Le Monde, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

« Hollande (…) entend faire de sa tournée africaine (…) un modèle du genre », formule Le Parisien-Aujourd’hui en France. Le quotidien a interrogé Jean-Marie Bockel. « J’ai été viré du gouvernement pour m’être élevé contre la Françafrique, rappelle l’ex-secrétaire d’Etat à la coopération. Mais je ne considère pas pour autant qu’on doive faire une diplomatie du coup de gueule (…) nous n’avons pas de leçons à (…) donner » aux Africains, dit-il, « il ne faut pas avoir l’obsession de la rupture ».

Présent à Kinshasa, le journal La Croix constate que la capitale congolaise est « propre, nette, reluisante ». Pourtant, dans un pays où « plus de 71 % des habitants vivent avec moins d’un dollar par jour (…), cette manifestation ne soulève pas grand intérêt », modère le quotidien catholique, dans les colonnes duquel le ministre français du développement souligne que l’Afrique est un continent qui a « incroyablement changé. Nous n’en sommes plus au stade de la relation postcoloniale. Ce continent s’est mondialisé, notamment dans ses échanges avec la Chine, L’Inde, le Brésil », observe Pascal Canfin dans La Croix.

Selon L’Humanité, pour François Hollande, il sera d’abord question de « recadrer la doctrine africaine de la France. Mais c’est surtout la crise du Sahel qui « hante » le sommet de la francophonie et qui « sera à l’ordre du jour des échanges avec le président sénégalais », souligne le quotidien communiste.

« Hollande à la découverte de l’Afrique », lance Le Figaro. Le quotidien juge « délicate » cette tournée du chef de l’Etat en Afrique, « à l’image des relations complexes entre la France et ses anciennes colonies africaines ». Et comme François Hollande va se rendre au sommet de la francophonie, Le Figaro se demande si cette dernière peut-être « le cheval de Troie des intérêts français », avant de remarquer qu’en Afrique, les Chinois présents sur place « apprennent de plus en plus le français ».

Hollande en Afrique : l’homme africain dans l’histoire

La presse régionale n’est pas en reste ce matin sur la tournée du chef de l’Etat en Afrique. « François Hollande vient bel et bien en Afrique pour entériner une rupture, imparfaitement assumée par son devancier, avec les turpitudes de la Françafrique et de ses réseaux », prévient La République du Centre.

Pour La Voix du Nord, François Hollande aura « beau jeu d'effacer le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy (…) qui avait choqué l'Afrique par sa condescendance néo-colonisatrice ». Le journal évoque ainsi le ministre du Développement, Pascal Canfin, « écolo né à Arras qu'on imagine mal activer les réseaux parallèles et autres joyeuses barbouzeries dont l'Afrique est/était le terrain de jeu ».

« A Dakar, François Hollande ira faire le grand discours qui doit balayer celui de Nicolas Sarkozy, lequel avait eu le toupet de déclarer que « l'homme africain n'était pas assez entré dans l'Histoire », prédit La Presse de la Manche.

La Montagne s’attend à un « contre discours de Dakar qui permette à François Hollande d'affirmer, lui, que l'homme africain est entré dans l'histoire bien avant nous ».

La Nouvelle République du Centre relève qu’hier soir sur nos antennes, le président de la République a dit qu’il n’y aurait « pas de discussion avec Aqmi (la branche sahélienne d'al-Qaida qui détient les otages français du Niger) ; pas de négociation avant une éventuelle intervention militaire. Tant pis pour les tergiversations onusiennes. La France retrouve le ton de gendarme de l'Afrique mais sans mettre ses troupes sur le
Terrain », énonce La Nouvelle République du Centre.

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