Revue de presse française

A la Une : un Premier ministre controversé…

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Apparemment, rien ne va plus entre Jean-Marc Ayrault d’une part, et d’autre part, les parlementaires de la majorité, certains ministres et même le chef de l’Etat !

« Hollande-Ayrault : l’amour dure six mois », s’exclame Libération en première page. « Ils se ressemblent et s’apprécient, pourtant, relève le journal, entre le Président et son Premier ministre, l’heure n’est plus à la lune de miel. » Pour Libération, les deux têtes de l’exécutif souffrent d’une trop grande proximité et d’un manque de complémentarité : « après avoir passé quinze ans côte à côte sur les bancs de l’Assemblée nationale, le couple Hollande-Ayrault découvre aujourd’hui qu’il se fait du mal à être trop proche.

C’est ce que traduit le strict parallélisme de leur courbe de popularité. En incarnant le commissaire politique des 60 engagements du candidat socialiste, le Premier ministre ne protège pas le Président. Il l’expose. 'Pour que le couple fonctionne, il est indispensable qu’Ayrault s’autonomise rapidement', confie un proche du chef de l’Etat, qui avait été très impliqué dans la campagne. 'Le problème, c’est qu’Ayrault ne le veut pas', confie un fidèle du Président. 'Ou ne le peut pas', corrige un autre. »

« Matignon cherche encore son patron », renchérit Le Parisien en Une. Le Parisien qui constate que « Ayrault peine à s’imposer. (…) Depuis le début du mois, précise le journal, pas un jour ou presque sans que son autorité, voire ses choix, ne soient discutés. Au four et au moulin depuis sa prise de fonction, le Premier ministre souffre-t-il d’un simple manque de visibilité ou le problème est-il plus profond ? », s’interroge Le Parisien. « Dans l’entourage du chef de l’Etat, on reconnaît qu’Ayrault manque parfois de charisme, poursuit le journal. Mais certainement pas de compétences ni de cœur à l’ouvrage. En clair, Ayrault, qui sait encaisser les coups, est bien utile là où il est. Surtout en temps de crise. »

Avis d’ouragan…

La crise, justement, c’est la grande préoccupation du Figaro, avec cette interview de Laurence Parisot, la présidente du Medef, qui s’inquiète de la situation économique de la France. Une situation « gravissime », affirme-t-elle. « Aujourd’hui, nous sommes passés d’un avis de tempête à un avis d’ouragan. Certains patrons sont en état de quasi-panique. D’un côté, le rythme des faillites s’est accéléré durant l’été et aucun secteur d’activité n’affiche de prévisions autres que pessimistes jusqu’à la fin de l’année. Et par ailleurs, nous assistons à une défiance généralisée des investisseurs (…). »
Et la patronne des patrons d’affirmer qu’il faut « s’attaquer immédiatement aux dépenses publiques pour retrouver notre compétitivité. »

Dans Les Echos, deux mises en gardes également qui vont dans le même sens : celles d’Alain Minc et de Denis Kessler, proches de l’opposition, qui estiment que le budget 2013 ne va pas assez loin dans la réduction de la dette publique.

Pour La Dépêche du Midi, la droite a la mémoire courte… « La droite ne cesse de critiquer les options du gouvernement, en oubliant un peu trop facilement, estime le journal, qu’elle a aussi augmenté les impôts sous forme de taxes et qu’elle a laissé filer les déficits lorsqu’elle était au pouvoir. »

Naïveté ?

A la Une également cette incroyable affaire de blanchiment en France et en Suisse… « Le réseau franco-suisse essoré », titre Libération qui s’intéresse de près à cette élue verte de Paris, Florence Lamblin, au domicile de laquelle les enquêteurs ont retrouvé 400.000 euros en liquide… « Sa version, explique le journal, elle a été prise au piège en voulant rapatrier de l’argent en France depuis un compte en Suisse au nez et à la barbe du fisc. »

« Un faux pas, une 'naïveté', euphémise sa défense, rapporte pour sa part Le Figaro, sa défense qui réduit son implication dans le dossier à une fraude fiscale restant encore 'à prouver'. (…) Mais, s’interroge le journal, qui peut croire à la 'propreté' de 400.000 euros remis en liquide dans un sac de supermarché lors d’un rendez-vous hâtif avec un inconnu ? »

Florence Lamblin est donc l’une des 17 personnes au total interpellées dans cette affaire. L’élue n’est pas le seul « col blanc » du dossier à avoir bénéficié de remises d’argent en espèces. Un marchand d’art, un avocat de l’avenue Montaigne, des dirigeants d’entreprise, un dentiste… « Pignon sur rue, pognon sur cour, s’exclame L’Alsace : certaines personnes fortunées n’hésitent pas à utiliser des réseaux frauduleux pour rapatrier de l’argent placé sur des comptes bancaires suisses. Ces mêmes réseaux qui servent à blanchir l’argent de la drogue », déplore le quotidien alsacien.

Le grand saut…

Enfin, « un saut à la vitesse du son ! (…) Sidérant », s’esbaudit Le Parisien. Le Parisien qui revient donc sur l’incroyable exploit réalisé hier soir par l’aventurier autrichien Félix Baumgartner qui a plongé dans le vide, « à la frontière de l’espace, dans les cieux obscurs de la stratosphère, à 39 km de nos têtes. Il est devenu ainsi, constate Le Parisien, le premier homme à franchir le mur du son seulement protégé d’une combinaison de spationaute, atteignant, en quelques dizaines de secondes, la vitesse de pointe de 1342,8 km/h. »

Félix Baumgartner avait un parachute, bien sûr… qui s’est ouvert au bout de 4 minutes et 19 secondes. Une chute de 39 km donc, en seulement à peine 10 minutes : c’est ce qu’on appelle tomber de haut…

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