Revue de presse française

A la Une : la hausse du chômage et de la solidarité

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L'Humanité a un titre choc : « La voie est libérale », ironise le quotidien au lieu de « libre ». On retrouve en pleine page Francois Hollande que l'on voit faire demi-tour. Pour le quotidien L'Humanité, le refus du gouvernement de nationaliser le site ArcelorMittal de Florange est le signe le plus emblématique du tournant social liberal emprunté par le pouvoir.

Le Figaro intitule cela « la Grande peur de 2013 ». Avec 29 300 demandeurs d'emplois en plus en novembre, le chômage continue sa progression, déplore le journal. Dans ses pages saumon, Le Figaro constate que la France est aussi passée derrière la Grande-Bretagne en terme de richesse, selon le Centre for economics and bussiness research. « En cause, la faible croissance de la France et la dépréciation de l'euro. Et à coté de ces mauvaises nouvelles, tempère Le Figaro, la construction d'un nouveau paquebot par les chantiers de Saint-Nazaire tombe comme un cadeau de Noël. » Cette commande de la compagnie américaine Royal Caribean International devrait sauver l'emploi d'environ 6 000 personnes.

Alors Libération a décidé pour sa part de regarder le problème du chômage de plus près, en s'interessant, comme il le dit en titre, à « la France des plans sociaux ». « Monsieur le président, après vos promesses, vous laisserez-nous sacrifier par cette mécanique qui nous broie », se demande un responsable CFDT d'ArcelorMital. Le quotidien publie en une une photo d'usine, où l'on apercoit des gros tuyaux, des engrenages visiblement à l'arrêt. On est à l'interieur de la machinerie de la papeterie M-Real, à Alizay, dans l'Eure. Une usine qui était à l'arrêt il y a encore peu de temps et qui va repartir grâce à sa reprise provisoire par le Conseil régional. L'usine a été sauvée par la départementalisation, explique le journal. « Le Conseil général a mouillé sa chemise en prenant le contrôle provisoire, afin de revendre la plus grande partie du site quinze millions d'euros au papetier thailandais Double A. La centrale biomasse a été revendue pour trois millions d'euros à un producteur d'électricité français. »

Bref, les emplois ont été sauvés. Une experience réussie qui a même pris de cours les syndicats. Thierry le Paon, de la CGT, s'est dépêché de faire le déplacement à la dernière assemblée générale, souligne Liberation, pour donner du lustre au moment. Un ouvrier syndiqué CGT de conclure les larmes aux yeux : « On avait juré que l'usine repartirait, notre histoire restera dans les livres de luttes sociales de ce pays. »

La Croix reprend aussi l'angle des régions qui résistent. Le quotidien s'est interessé pour sa part à la Bretagne et aux Pays de la Loire. Ces deux regions s'en sortent apparemment grâce à une myriade de PME, petites et moyennes entreprises qui developpent et créent de l'emploi.

Une chute trop rapide

Loin des luttes sociales, Le Parisien-Aujourd'hui en France préfère s'intéresser aux séries noires sur les pistes de ski. Ces derniers jours, quatre accidents ont eu lieu dans les stations francaises. Le journal rappelle les règles de sécurité et constate que des contrôles de vitesse sont de plus en plus souvent installés sur les pistes, sorte de nouveaux radars pour freiner l'enthousiasme de certains. Le journal rappelle que les accidents touchent d'abord les enfants. Et dans ses colonnes, un médecin d'une association de montagne préconise le port du casque pour éviter les traumatismes crâniens.

Fort et fragile à la fois

Deux éléphantes, ex-reines du Cirque Pinder, qui vivent aujourd'hui dans un parc à Lyon, vont être euthanasiées, toujours selon Le Parisien. Motif, les deux éléphantes sont atteintes de tuberculose. Une maladie contagieuse de l'animal à l'homme. L'ancien propriétaire de ces pachydermes, Gilbert Edelstein, célèbre patron du Cirque Pinder, a déposé un recours devant le Conseil d'Etat.

Dans les colonnes du Parisien, Brigitte Bardot, la célèbre ex-actrice, présidente de la fondation éponyme de défense des animaux, prend le problème à l'envers. Pour elle, « ces éléphantes ont forcement attrappé un virus donné par l'homme. Il ne faut pas faire venir ces animaux de leur pays d'origine », dit-elle. « On est en train de détruire la planète », s'indigne Brigitte Bardot qui dit avoir écrit plusieurs fois au ministre de l'Ecologie sans recevoir de réponse. Le Parisien-Aujourd'hui en France constate que le sort de ces deux animaux est quasiment devenu une affaire d'Etat.

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