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Revue de presse française

A la Une : le paquebot géant qui «sauve» les chantiers navals de Saint-Nazaire

Audio 04:33
Par : François-Xavier Freland
10 mn

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Le futur paquebot bientôt construit à Saint-Nazaire est à la Une des quotidiens. Le Figaro qui avait donné l’information hier revient largement sur l’annonce de ce « contrat géant qui sauve les chantiers de Saint-Nazaire », comme il le souligne en titre. Avec une photo pleine page toute en longueur d’un autre immense paquebot construit en 2010 en Finlande, et dont le bateau qui sortira des chantiers de Saint-Nazaire sera la réplique précise le journal. « Le géant des mers » comme le surnomme Le Parisien-Aujourd’hui en France, véritable mastodonte de 361 mètres de long, est plus grand que la tour Eiffel.

 
« C’est la revanche d’Ayrault » estime le quotidien. Le Parisien-Aujourd’hui en France a constaté qu’hier, le Premier ministre avait fait le tour des médias pour se féliciter de ce succès industriel et commercial... « Une véritable bouffée d’oxygène » pour les chantiers, selon les propres mots de Jean-Marc Ayrault qui s’est beaucoup investi dans le dossier, mais « également pour lui », constate Le Parisien ; alors que son image souffre des mauvais chiffres du chômage et de la polémique autour du dossier Florange. On aurait envie de rajouter et du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Quoi qu'il en soit, c’est une bonne nouvelle saluée ce matin par tous les quotidiens. Saint-Nazaire est déjà en concurrence avec deux autres chantiers pour décrocher une commande pouvant aller jusqu’à 8 navires, se réjouit Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Naftali Bennett, le futur ministre israélien du Logement


En Israël, les prochaines élections législatives pourraient se jouer sur la droite et la future politique du logement. Il y a ceux qui rêvent de maison flottante et ceux qui veulent construire en dur. Le Figaro nous brosse le portrait de Naftali Bennett. Ça ne vous dit rien ? Pourtant, ce jeune millionnaire israélien de 40 ans, « bardé de certitudes du judaïsme orthodoxe », est le « nouveau visage de l’extrême droite en Israël », estime Le Figaro. « A côté, Netanyahu est un centriste bon teint », peut-on lire. Bennett est un fervent défenseur de la colonisation des territoires occupés. Il a annoncé récemment qu’il refuserait tout ordre d’évacuation des colonies israéliennes de Cisjordanie. On devrait entendre parler de lui dans quelques semaines lors des élections législatives israéliennes du 22 janvier 2012.

Sa coalition, « Foyer juif-Union nationale » est créditée dans « les sondages de 12 à 14 sièges ». Originaire d’une famille juive américaine de Haïfa, il a servi dans un prestigieux commando et une unité d’élite durant son service militaire. Il s’est construit une fortune en créant une société spécialisée dans la lutte contre la fraude bancaire informatique. C’est Netanyahu en personne qui a parrainé son entrée en politique, précise Le Figaro lorsqu’il l’a nommé directeur de cabinet au lendemain de la deuxième guerre du Liban en 2006. « Si Naftali Bennett ne vise pas encore le poste de Premier ministre, il brigue l’important portefeuille du ministère du Logement, qui donne la haute main sur la politique de construction dans les territoires occupés ». Le Figaro l’appelle « l’encombrant partenaire politique de Netanyahu ».

Dans la maison de Dieu

La Croix nous emmène chez ceux qui choisissent de vivre retirés du monde. « Selon la tradition biblique, rappelle le quotidien catholique : la paix, c’est le bonheur. Shalom, en hébreu se traduit par la paix ». Alors, pour rencontrer cette paix intérieure, beaucoup font le choix de l’éloignement. C’est le cas, de Marie-Claire Berthelin qui s’est réfugiée dans la maison de Dieu en devenant religieuse à 62 ans au centre jésuite de Penboch dans le Morbihan. Elle a aujourd’hui 79 ans, il y a presque 20 ans, elle était au bord du suicide confie-t-elle dans ce reportage de La Croix, jusqu’à ce qu’elle rencontre un prêtre. « La paix est possible, elle est là, offerte dit sœur Marie-Claire, nous n’avons rien à construire, seulement à nous ouvrir pour la recevoir ».

«D’une maison, l’autre»

Libération nous parle de maison d’édition ce matin ou plutôt d’une célébrité qu’on n’avait pas vu venir en son temps. On apprend dans les pages qu quotidien de la rue Béranger que le roman fleuve de l’écrivain français Marcel Proust, Du côté de chez Swann, aurait pu ne jamais être publié... Il y a exactement 100 ans, c’était en 1912 à Noël, le manuscrit avait déjà essuyé deux refus, notamment de Gallimard. Un autre éditeur argumentait alors « Je ne puis comprendre qu’un monsieur puisse employer trente pages à décrire comment il se tourne et se retourne dans son lit avant de trouver le sommeil. » Proust n’avait sans doute pas trouvé la paix intérieure.

A l’époque, poursuit Libération rien que le nom de Marcel Proust était « Une faute de goût pour le monde littéraire ». Dans ces années là, le futur grand écrivain français qui ne faisait que quelques collaborations au Figaro souffrait d’un manque de reconnaissance et de la rivalité de certains de ses contemporains comme André Gide qui dit-on, empêcha la parution du futur chef d’œuvre de la littérature française à la Nouvelle Revue française (NRF)... Petites rivalités, snobisme, industrie du livre déjà expliquent donc cet affront. Pour la petite histoire; c’est un certain Bernard Grasset qui donnera sa chance à Marcel Proust sans même l’avoir lu! Voilà, pour résumer, à chacun sa maison.

Enfin, une pensée pour tous les otages au Sahel ou ailleurs, qui n’ont eux, pas choisi l’éloignement et aimeraient peut-être rentrer chez eux, dans leur maison, en cette période de fêtes.

 

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