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Revue de presse française

A la Une : l’angoisse en Centrafrique

Audio 05:07
Par : François-Xavier Freland
11 mn

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Les rebelles de la Seleka continuent leur avancée fulgurante vers la capitale et malheureusement, constate Le Parisien aujourd’hui en France, un sentiment anti-français semble gagner les rues de Bangui, entretenu selon le quotidien « par un régime qui a le sentiment d’avoir été lâché par l’ex-puissance tutélaire ». C’est à dire la France qui refuse d’intervenir. « Rues désertes, restaurants fermés, magasins gardés par des hommes armés de machettes », relate le journal. « Une ambiance tellement calme à Bangui, raconte une jeune française sur place que ce n’est pas si rassurant que ça », dit-elle. Même si l’évacuation des 1 500 ressortissants français n’est pas à l’ordre du jour, les préparatifs ont débuté constate Le Parisien. En photo, on retrouve les 150 soldats français à la sortie de leur avion. Ils ont été envoyés sur place en renfort, par précaution a précisé le ministère de la Défense.

Le Tchad sur tous les fronts

Le président tchadien, Idriss Déby, quant à lui, le principal soutien au président centrafricain François Bozizé, accorde cette semaine un entretien exclusif à Paris Match. De plus en plus omniprésent dans le règlement des conflits inter-régionaux depuis la mort de Kadhafi, le président tchadien y parle davantage du Mali que de la Centrafrique, sachant que le journaliste de Paris Match a été invité juste avant le début de la crise qui secoue Bangui aux festivités marquant le 22e anniversaire de l’accession au pouvoir d’Idriss Déby. Le président tchadien donc, qui prétend avoir bâti en quelques années l’une des armées les plus modernes et disciplinées de la région, estime que « l’intervention militaire au Mali est incontournable » et que son pays est prêt à y participer. Une armée qui malgré tout dans la région n’a pas toujours eu très bonne réputation en terme de respect des droits de l’homme. En photo, pleine page, on découvre une colonne de blindés militaires tchadiens parfaitement alignée avec ce titre va-t-en guerre : « Tchad Mobilisation générale ». « On ne négocie pas avec al-Qaïda, dit celui qui présente son pays comme une terre de dialogue inter-religieux », après des années de guerre. Au Tchad, « les religions monothéistes se comportent parfaitement bien dans le cadre de la laïcité de l’état », précise Idriss Déby qui ne voudrait pas que la menace terroriste viennent compromettre ses projets de développement pour son pays, « accès à l’eau potable, à l’éducation et sécurité définitive sur le plan alimentaire ». Il est vrai que le président tchadien fait face à une contestation sociale qui menace son régime depuis le mois de juillet.

De contestation sociale en révolution

Le Monde diplomatique pose une question intéressante dans son numéro du mois de janvier : Monarchie arabes, qui sera la prochaine cible des soulèvements ? « Au Maroc notamment, analyse le mensuel qui donne quelques exemples, la promesse d’une révision constitutionnelle a momentanément calmé la colère populaire mais l’absence de réformes en profondeur annonce des lendemains troublés », peut on lire. Il est temps d’agir, prévient Le Monde diplomatique Et la manifestation contre la hausse des prix de l’eau et l’électricité vendredi à Marrakech au Maroc qui a dégénéré en affrontements violents avec la police semble donner raison à l’auteur de cet article, Hicham Ben Abdallah El Alaoui, qui n’est rien d’autre que le cousin du roi Mohamed VI.

Wang Lin, une photographe de la contestation à sa manière

Dans le portfolio du magazine du Monde on découvre une série de photos à la fois drôles et poétiques d’une ancienne hôtesse de l’air chinoise. Wang Lin a littéralement été virée par sa compagnie pour avoir divulgué à l’époque des photos dénudées de ses collègues. Cette jeune femme qui a étudié la photographie depuis a pris sa revanche en réalisant une série quasi documentaire sur des cimetières d’avion, exposée ce mois ci, au festival photo de Phnom Penh au Cambodge. Elle se met en scène habillée en hôtesse de l’air devant de vieux coucous abandonnés en pleine nature. De très beaux clichés ; avec une pointe d’humour, lorsque l’hôtesse de l’air pose au milieu de champs de tulipes qui rappellent un peu les parterres proprets de la propagande communiste. Apparemment, ses clichés sont nés de sa mauvaise expérience avec sa compagnie, explique dans l’article son galeriste à Shangai.

Populaire ou contesté

Deux classements sont en concurrence cette semaine. Le plus récent, celui du Journal du Dimanche constate qu’après cinq ans de popularité sans partage, Yannick Noah n’est plus la personnalité préférée des français, il a été détrôné cette année par Omar Sy, l’acteur et humoriste. Toujours humble et humain, Omar Sy se demande « Pourquoi moi ? ». L’enfant de Trappes originaire des quartiers fait passer un joli message dans les colonnes du JDD, « Je suis fier de mon pays, dit-il, il s’y passe de bonnes choses ».

Tout aussi souriant, en photo dans VSD, Jean-François Copé. L’actuel président de l’UMP détient lui le record d’impopularité en France selon VSD. Il est vrai que l’épisode de son élection contestée à la tête de l’UMP, frauduleuse selon son grand rival François Fillon n’a pas laissé que des bons souvenirs… Selon le sondage VSD, 81 % des français sont agacés par lui, c’est la tête à claque suprême d’après l’hebdo. Juste derrière, il y a Nadine Morano, son plus fidèle soutien à l’UMP. L’ancienne ministre est, elle aussi mal aimée, des français selon VSD, depuis sa bourde à propos de son amie tchadienne, qu’elle avait qualifiée de « plus noire qu’une arabe ». Et oui, on a tous un ami tchadien.

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