Revue de presse française

A la Une : quel scénario pour 2013 ?

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Les journaux s’interrogent en ce deuxième jour de la nouvelle année : allons-nous voir, oui ou non, dans les mois qui viennent, le bout du tunnel de la crise ? Pour Les Echos, « deux scénarios » sont possibles. Si François Hollande a affiché avant-hier soir lors de ses vœux, sa « confiance » dans une reprise progressive de l’activité, « les économistes ne tablent en moyenne que sur une croissance de… 0,1 % en 2013 et les plus pessimistes anticipent un rempli de 0,4 à 0,5 %, estimant que l’investissement des entreprises va baisser. »

Bref, le sur-place : au mieux, un soupçon de croissance, au pire, une légère récession…

Le Monde n’est guère optimiste… « Tous les indicateurs économiques du pays sont au rouge. C’était vrai en 2012. Ca le sera tout autant, voire davantage, en 2013. Croissance en berne proche de zéro, chômage en progression vertigineuse, précarité croissante pour des millions de Français et “falaise”, comme disent les Américains, de la dette publique : les difficultés sont “sérieuses”, comme l’a admis le président de la République avec un sens aigu de l’euphémisme. » D’autant plus, souligne Le Monde que « la stratégie de “redressement” engagée par le chef de l’Etat – désendettement, compétitivité, croissance – ne peut porter ses fruits qu’à moyen et long terme. Sans une sérieuse amélioration de la conjoncture internationale et européenne, relève le journal, elle laisse peu d’espoir de remporter, dès 2013, la bataille contre le chômage. La chancelière allemande s’est d’ailleurs chargée, quelques heures avant le président français, de doucher ce fragile espoir. »

En effet, et c’est le grand titre du Figaro, « 2013 : Merkel moins optimiste que Hollande. (…) Dans ses vœux, précise le journal, le chef de l’État a dit sa “confiance en l’avenir”, alors que la chancelière en appelle au “courage” car la crise, affirme-t-elle, “est loin d’être surmontée”. » Commentaire du Figaro : à Paris, c’est la « méthode Coué » et à Berlin « le discours churchillien ».

A contrario, Libération affiche une confiance inébranlable… « 2013, ça va bien se passer », s’exclame le journal en Une. « Et si 2013 n’était pas l’année de la grande déprime, de la grisaille ou de la douleur ?, s’interroge le journal. Si les mois qui s’annoncent étaient ceux du courage, du refus de la fatalité ? Si l’espoir prenait le pas sur la désespérance généralisée ? » En effet, pour Libération, il faut se méfier des « Cassandre de tout poil. (…) 2013 peut être l’année de la justice sociale et fiscale, du mariage pour tous et, pourquoi pas, du droit de vote accordé aux étrangers. 2013 peut aussi être l’année de l’exemplarité des gouvernants et des plus riches. L’année de la solidarité, mot sublime et remède absolu contre la dépression et le renoncement. »

De nouvelles accusations contre Nicolas Sarkozy…

C’est Le Parisien qui l’annonce : « Takieddine vise Sarkozy. (…) Pour la première fois, l’intermédiaire en armements, mis en examen dans l’affaire Karachi, a affirmé au juge Van Ruymbeke détenir les preuves d’un financement par la Libye de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. »

Ziad Takieddine affirme avoir « les preuves que trois sociétés françaises ont bénéficié en Libye de contrats pour des prestations fictives, relate Le Parisien. Les montants évoqués par l’intermédiaire sont faramineux : “plus de 100 millions d'euros”. Il s’agissait de préparer, explique-t-il, “l’événementiel pour les festivités du 40e anniversaire de la révolution libyenne”. Une couverture permettant en réalité à ces entreprises de percevoir secrètement d’importantes sommes. (…) Le fils de Claude Guéant, affirme-t-il, serait “dirigeant et actionnaire” de l’une de ces sociétés. »

Zlatan zlatanisé ?

Enfin, L’Equipe s’attarde ce matin sur l’une des grandes figures footbalistique de l’année… « Le boss, c’est Zlatan », s’exclame le quotidien sportif en première page. « Seize matches, dix-huit buts et cinq passes décisives en Ligue 1. Six mois après son arrivée au PSG en provenance de l’AC Milan, pour trois ans et 20 millions d’euros, Zlatan Ibrahimovic a déjà posé sa marque sur le championnat de France. Au sein de l’effectif parisien, l’attaquant suédois s’est aussi imposé comme un joueur à part. Et pas seulement en raison de son salaire “galactique” de 14 millions annuels net. » En effet, explique L’Equipe, « Ibra tout puissant impressionne adversaires et coéquipiers par ses manières, ses regards, ses mots. »

Et le quotidien sportif de brosser un portrait pas franchement sympathique du géant suédois… Morceaux choisis : « il ne répond quasiment jamais, même lorsqu’on lui tend la main pour s’excuser comme s’il nous méprisait, rapporte un joueur. (…) Lors des voyages en avion avec l’équipe, il s’assied toujours seul et pas un de ses coéquipiers ne s’amuse à le déranger. » Ou encore, « en privé, Ibra reconnaît que le niveau de la Ligue 1 ne lui semble guère admirable. »

Bref, un charmant garçon !
En tout cas, sur le plan de l’efficacité, pas grand-chose à lui reprocher… Ibrahimovic battra-t-il le record de buts en Ligue 1 ? Non, répond Le Figaro. « Le record de Josip Skoblar, 44 buts en 1970-71, a encore de beaux jours devant lui. Certes, le colosse suédois éclabousse la Ligue 1 de sa classe. Mais à mi-parcours, il ne réalise “que” 18 réalisations. »
Comme quoi, s’il n’y a pas meilleur qui lui, il y a eu meilleur que lui…

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