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Chronique des matières premières

Le bœuf français fait son retour dans l'assiette des Japonais

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Après 12 ans d'embargo, les exportations de boeuf français sont à nouveau autorisées au Japon.
Après 12 ans d'embargo, les exportations de boeuf français sont à nouveau autorisées au Japon. DR

Les exportations de bœuf français sont à nouveau autorisées au Japon à partir d'aujourd'hui, après plus de 12 ans d'embargo.

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Le bœuf élevé en France peut de nouveau franchir les frontières japonaises. Il était totalement interdit au Japon depuis 2000, lorsque de nouveaux cas de maladie de vache folle avaient été signalés en France.

Depuis, malgré les mesures sanitaires bien plus draconiennes auprès du bétail en Europe qu'aux Etats-Unis, Tokyo avait particulièrement tardé à donner son feu vert au bœuf européen, alors que le bœuf américain avait repris le chemin de l'archipel nippon dès 2006.

C'est que le Japon n'avait pas particulièrement besoin du bœuf européen. A l'époque, l'archipel nippon était suffisamment approvisionné par l'Australie, les Etats-Unis, l'Argentine et le Brésil, pour la viande de gamme moyenne. Le Japon avait aussi son propre bœuf et en particulier le bœuf de Kobe, pour la viande de choix.

Mais depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Japon n'a plus confiance dans ses propres herbages. Et l'Amérique du Sud lui fournit moins de viande, parce qu'elle en consomme de plus en plus.

Alors, les importateurs nippons ne font plus la fine bouche devant le bœuf français. Au contraire, ils défilent en France depuis quelques mois, encouragés par les autorités de Tokyo, en train de négocier un accord de libre-échange avec l'Europe. La filière bovine française est enthousiaste, elle n'exportait qu'une centaine de tonnes au Japon avant la crise de la vache folle, elle espère passer au millier de tonnes cette année.

Un marché réduit, comparé aux 80 000 tonnes que la France exporte en Italie, mais c'est une viande de qualité et donc très bien rémunérée. Surtout, cette autorisation japonaise pourrait décider d'autres marchés asiatiques bien plus importants à ouvrir à leur tour leurs frontières : la Corée du Sud, l'Australie, et la Chine refusent toujours de manger du filet de boeuf ou du rôti de veau en provenance de l'Hexagone.

Pour l'heure, les premiers morceaux de bœuf français devraient parvenir au Japon fin février ou début mars, emballés sous vide par avion, et par la suite congelés par bateau.

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