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Revue de presse française

A la Une : et si on faisait comme les Suisses?

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Et oui, « faisons comme les Suisses » ! C’est le grand titre de Libération qui estime en effet que « le gouvernement français pourrait s’inspirer de la votation limitant notamment les parachutes dorés. […] Depuis quatorze ans, relève le journal, rien n’a été fait pour limiter les rémunérations des hauts dirigeants dans le privé. La gauche au pouvoir prévoit fin mars un projet de loi, jugé timide ».

Et pourtant, s’exclame Libération dans son éditorial : « salaires mirobolants, bonus exorbitants, stock-options en gros paquets, parachutes toujours plus dorés, retraites chapeaux privilégient en effet les hyperprivilégiés et construisent un univers où ces chantres de la libre entreprise, du risque et de l’initiative individuelle se retrouvent plus protégés que l’ensemble de leurs salariés dont ils fustigent les avantages acquis. Impossible donc d’être contre le message envoyé par nos Helvètes voisins ».

Les Suisses se sont donc prononcés dimanche à 68% contre ces parachutes dorés. Tout cela est parti de l’initiative d’un simple citoyen, un petit entrepreneur, scandalisé par les 60 millions d’euros que devait toucher un grand patron suisse, Daniel Vasella. Et il y a de quoi être scandalisé, s’exclame Sud-Ouest. «  Qu’aurait fait Daniel Vasella de cet argent ? Voilà une perspective qui n’a même pas dû l’effleurer. 60 millions d’euros représentent plus de 40 000 mois d’un salaire minimum, soit plus de 3 500 années de travail. 60 millions d’euros, in fine, ne servent à rien pour simplement agrémenter la vie d’un homme de 60 ans ». Et Sud-Ouest de constater que « depuis trente ans, les parachutes dorés ne sont que l’expression la plus détestable de ce que le capitalisme sauvage a révélé de pire. La cupidité imbécile ».

Nouvelle ère en Chine
 
« Changement de règne en Chine » : c’est l’un des grands titres du Figaro qui relève que « les deux hommes les plus puissants de Chine, le Premier ministre, Wen Jiabao et le président, Hu Jintao, cèdent la place, cette semaine, à une nouvelle génération ».
« Une nouvelle génération prend les commandes en Chine », titrent justement Les Echos « C’est un passage de témoin qui sera observé par la planète entière aujourd’hui. Xi Jinping va succéder à Hu Jintao au poste de président de la République de Chine, tandis que Li Keqiang remplacera Wen Jiabao à la tête du gouvernement. La pression qui repose sur ces deux hommes, et sur l'ensemble de la nouvelle administration chinoise, est immense », estiment Les Echos.

Après trois décennies de croissance fulgurante, l’équation chinoise se complique. Même si l’atterrissage brutal que redoutaient certains analystes a pour l’instant été évité, grâce à un rebond économique en fin d’année 2012, l’impératif des réformes ne fait plus de doute. « Pour redonner un coup de fouet à sa croissance, affirme encore le quotidien économique, la Chine doit dynamiser sa consommation intérieure. Il faut pour cela qu’elle réduise les inégalités sociales, réforme le marché de l’immobilier et repense l’architecture de son système financier ».

La « flexisécurité » en question…

Retour en France avec ce « reportage chez des ouvriers en colère » : un reportage du Parisien qui nous emmène à Vaux dans l’Allier, où les ouvriers de la fonderie DMI ont transformé des bonbonnes de gaz en bombes afin d’attirer l’attention sur le sort de leur usine, menacée de liquidation judiciaire. Un exemple, parmi d’autres malheureusement, de la colère de salariés ballotés par des restructurations et autres plans sociaux et qui se retrouvent finalement sans emploi.

Hasard du calendrier, relève Le Parisien, ce mardi également, « la CGT et FO se mobilisent contre le projet de réforme du marché du travail, ratifié mi-janvier par certains syndicats (CFDT, CFTC, CGC). Dans un pays miné par le déficit de dialogue, cet accord dit de "sécurisation de l’emploi" vise, rappelle le journal, en modifiant le Code du travail, à permettre aux entreprises plus de flexibilité vis-à-vis de l’emploi. Sur le modèle de la réforme menée entre 2003 et 2005 en Allemagne sous Gerhard Schroeder, un chancelier socialiste ».

« La "flexisécurité" à l’épreuve de la rue », titre Le Parisien. « Aujourd’hui, même si beaucoup sont à bout, les salariés vont y regarder à deux fois avant de perdre une journée de salaire. […] Même si le soleil est au rendez-vous, les cortèges, pronostique le journal, risquent d’être aussi peu garnis que lors des derniers défilés de fonctionnaires ».

Pour autant, prévient L’Humanité, « ce n’est là que le début d’une campagne d’ampleur dans tout le pays et d’interpellation des parlementaires de la majorité tout le long des débats. Flexibiliser encore plus le travail, sécuriser encore plus les pourvoyeurs de dividendes et de rente financière, exploser, en un mot, des pans entiers du Code du travail, voilà, fulmine le quotidien communiste, ce qui ce profile avec le projet de loi examiné demain en Conseil des ministres ».

A contrario, pour Le Figaro, cette flexibilité est vitale pour l’économie du pays. Le Figaro qui estime que sur un plan global, « François Hollande n’a plus le choix : l’âpreté des temps l’oblige à fixer un cap et à s’y tenir. […] Ce cap, c’est la modernisation à marche forcée d’un pays condamné à la mutation, sous peine de péricliter. Le malheur pour François Hollande, c’est que les seules mesures efficaces pour conjurer le déclin ne sont pas socialistes, relève le quotidien d’opposition. Elles ont pour nom compétitivité, flexibilité, allongement de la durée du travail, réduction des dépenses, amaigrissement de l’État-providence et arrêt des hausses d’impôts. Bref, conclut Le Figaro, tout ce que plusieurs générations de socialistes ont peu ou prou appris à détester ».

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