Appel presse européenne

Belgzim Kamberi, journaliste au journal «Le Courrier des Balkans»

Audio 03:08
Des manifestants serbes bloquent une rue de Belgrade (Serbie) le 8 avril 2013, pour protester contre le plan européen sur le Kosovo
Des manifestants serbes bloquent une rue de Belgrade (Serbie) le 8 avril 2013, pour protester contre le plan européen sur le Kosovo REUTERS/Marko Djurica
Par : Jean-Baptiste Letondeur
5 mn

Certains ne dissimulent pas leur colère, d'autres semblent résignés, mais dans leur ensemble, les Serbes du Kosovo estiment avoir été trahis par Belgrade qui a paraphé à Bruxelles avec les dirigeants kosovars un accord en vue de normaliser les relations entre la Serbie et le Kosovo.

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A Kosovska Mitrovica, ville divisée par la rivière Ibar entre Serbes dans sa partie nord, et Kosovars albanais dans sa partie sud, l'annonce de l'accord arraché sous la pression de l'Union européenne était sur toutes les lèvres.

Cet accord, intervenu 14 ans après la fin du conflit serbo-kosovar (1998-1999) et cinq ans après l'indépendance proclamée par le Kosovo, porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40 000 Serbes du nord de ce territoire.

Les 15 points du texte n'ont pas été rendus publics par l'UE, mais selon une version non-officielle publiée par la presse kosovare, les Serbes vont entre autres nommer le chef de la police régionale et auront la gestion des tribunaux là où ils sont majoritaires, tout en « fonctionnant au sein des institutions légales du Kosovo ».  

Des solutions satisfaisantes pour Belgrade mais inadmissibles pour les Serbes largement minoritaires du Kosovo, dont les quelque 1,8 million d'habitants sont à 90% Albanais.

Pour nous en parler, Belgzim Kamberi, journaliste, responsable des pages Albanie et Kosovo pour «Le Courrier des Balkans» est notre invité.

 

 

 

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