Revue de presse Afrique

A la Une : la tentative présumée de déstabilisation au Tchad

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La presse s’interroge sur l'affaire tchadienne. Au Burkina Faso, Le Pays évoque ainsi un « présumé coup d’Etat au Tchad ». Le quotidien ouagalais se demande s’il s’agit d’une « gigantesque mystification de plus montée de toutes pièces par le régime Déby ». Toutefois, anticipe sans attendre Le Pays, « si cette “tentative” s’avère vraie (…) elle montre que (…) la fameuse mainmise totale de Déby sur l’armée tchadienne relève du mythe ».

Doute partagé par L’Observateur Paalga. « Réelle tentative de déstabilisation ou savant canular inventé par Déby ? », s’interroge le journal burkinabè. Mais il est un souci sur lequel tient à insister le confrère. L’Observateur espère que les auteurs de cette tentative « recevront un traitement (..) qui cadre avec les mécanismes de l’Etat de droit ». Et le quotidien lance cette supplique à Idriss Deby : « Monsieur le président, si on y allait mollo ? »

Côte d’Ivoire : la prisonnière du désert
 
En Côte d’Ivoire, après deux ans de captivité à Odienné, dans le nord-ouest du pays, l’ex-première dame Simone Gbagbo a été admise à la Polyclinique internationale Saint-Anne Marie de Cocody, la PISAM, « pour lui administrer des soins intensifs », croit savoirLe Patriote, qui en fait sa manchette.

Simone Gbagbo était « dans un état inquiétant à Odienné », complète le journal indépendant Soir Info. « L’ex-première dame lutte-t-elle contre la mort ? », se demandeL’Intelligent d’Abidjan.

L’information est également en Une de L’Inter etduDémocrate, et bien entendu des journaux de la presse dite « bleue », c’est-à-dire de la presse pro-Gbagbo. « Le régime tue les pro-Gbagbo à petit feu », accuse ainsi Le Temps. Simone Gbagbo est « très malade », croit savoir LG Infos.

A la PISAM, Simone Gbagbo retrouvera le fils de son mari Michel Gbagbo, « qui y reçoit des soins, suite à ses problèmes dentaires, cardiaques et de vue », remarque Le Nouveau Courrier.

Commentaire de Guinée Conakry Info : cette hospitalisation « ne tombe certainement pas au meilleur moment pour le président ivoirien. Alassane Ouattara (…) n’aurait sans doute pas souhaité que le sujet Simone Gbagbo, et par extension, celui de son mari et de ceux de tous les détenus politiques, reviennent au devant de la scène ».

PDCI : petits meurtres entre amis
 
En Côte d’Ivoire toujours, c’est l’effervescence au sein du PDCI. Le parti historique est toujours dirigé par Henri Konan Bédié. Mais l’ex-président de la République, qui est officiellement âgé de 79 ans, a été victime en public d’un malaise mardi dernier.

Dès lors, se demande Nord – Sud, Bédié « va-t-il rester le patron de son parti ? » Le quotidien proche du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro constate qu’hier à Abidjan, Henri Konan Bédié a dit qu’il se portait « comme un charme ».

De quoi persuader le journal Le Démocrate que Bédié sera « le probable candidat du PDCI à la prochaine présidentielle de 2015 ».

Hier sur notre antenne, l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, l’un des principaux barons du PDCI, disait son souhait du débat au sein du prochain congrès du parti, instance souveraine pour la désignation du futur candidat du PDCI. « Banny sort ses griffes », lance ce matin Le Mandat.

Journal de l’ancien parti unique, Le Nouveau Réveil note en Une ce prodrome de Charles Konan Banny : « Il ne faut pas qu’on ait peur du débat à ce congrès ».

Le congrès du parti ? Il sera organisé « au mois d’octobre, précise Le Nouveau Réveil. Les acteurs de l’organisation sont connus : ce sera le secrétariat général ». Et il sera « précédé d’un conclave, une sorte de pré-congrès (…) à Daoukro », fief d’Henri Aimé Konan Bédié. « C’est à Daoukro que le linge sale sera lavé en famille », énonceLe Nouveau Réveil.

Justement. Pour Le Nouveau Courrier, pas de doute : « La bataille pour l’âme du PDCI a bel et bien commencé. Elle pourrait être sanglante. Tous aux abris ! », conseille le quotidien. En tout cas, si Bédié suit les conseils de L’Eléphant déchaîné ce matin, « il ferait mieux d’arrêter tout et de se consacrer à ses petits-enfants. Sinon les honneurs vont finir par avoir raison de lui ». L’irrévérencieux pachyderme de la presse ivoirienne prédit qu'entre « Bédié et Banny, ça va chauffer bientôt »… Alors, après le lavage, normal que ça chauffe pour le repassage. Reste à savoir qui, au PDCI, se fera repasser.

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