Chronique des matières premières

La facture des importations alimentaires n’augmentera pas cette année

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Cette année, la production de blé devrait être record.
Cette année, la production de blé devrait être record. Getty images

Baisse des prix des céréales, mais hausse des prix de la viande ou du lait. En 2013, la facture alimentaire des pays importateurs sera stable.

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a fait les comptes : la facture des importations alimentaires sera de 1 094 milliards de dollars cette année pour les pays importateurs de denrées. A peu près le même montant que l’an dernier. Mais beaucoup moins qu’en 2011.

Le prix des céréales est à la baisse. La production de blé devrait être record, avec le retour à de meilleures récoltes, en premier lieu chez les grands pays exportateurs qui avaient subi la sécheresse l’an dernier, à savoir les Etats-Unis et la Russie. L’Australie, deuxième exportateur de blé, devrait de son côté voir sa production de blé augmenter de 15 %. Les prix du blé ont déjà perdu un quart de leur valeur depuis la fin de l’année dernière.

La FAO reste prudente, toutefois, la pluie bénéfique étant associée à un risque accrue de maladie, la rouille du blé, du Maghreb à l’Asie du Sud. La production de maïs, d’orge et de sorgho sera plus abondante. Quant au riz, les prix seront stables ou à la baisse, leur évolution dépendra de la décision de la Thaïlande de libérer ou non ses énormes stocks pour les exporter, mais aussi de la mousson indienne, qui s’annonce déjà très belle : l’Inde pourrait donc être à nouveau premier exportateur de riz au monde en 2013-2014.

Baisse des prix mondiaux des céréales, donc, baisse des prix des oléagineux également, baisse aussi des prix du sucre, toujours écrasés par la fabuleuse récolte brésilienne. Stabilité des prix du fret maritime.

Pourtant, cela ne suffira pas à faire fondre la facture globale. Car les prix des produits protéinés vont continuer à grimper : la viande, le lait, le poisson, malgré l’accalmie des prix des aliments du bétail, car la demande de protéines animales continue d’augmenter alors que l’offre, en particulier de poisson et de lait, est réduite cette année.

Enfin la baisse des prix du blé pour les pays qui en manquent pourrait être annulée par la chute des prix du sucre ou du café s’ils en exportent.

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