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Revue de presse Afrique

A la Une: Madagascar, le coût de la crise politique

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Ce mardi, les journaux africains s’interrogent sur les conséquences économiques de la crise politique à Madagascar, dont on ne voit pas le bout depuis le coup d’Etat de 2009. « L’instabilité politique, va même jusqu’a écrire Le Soleil, est assurément l’une des principales contributions de Madagascar à l’histoire politique de l’Afrique ». Il s’agit d’une longue querelle d’ego, poursuit le journal sénégalais, entre l’ancien président Ravalomanana et l’actuel Rajoelina. La Banque mondiale estime que de 2009 à 2013, alors qu’on a enregistré une forte croissance démographique « la croissance [économique] a été nulle », alors qu’avant la crise politique, elle se situait autour des 5 %. « Les investissements directs étrangers (...) ont eux connu une baisse de près de 19 % au cours de la seule année de 2010 ». Quant à l’activité touristique, elle a subi une chute spectaculaire, note Le Pays au Burkina Faso. Bref, la population malgache connait une lente paupérisation et « Madagascar se meurt ».

Exaspération

Le journal propose de mettre la Grande île sous tutelle ! Pourquoi pas « trouver un remède à la hauteur du mal, se demande le quotidien. Et si une mise sous tutelle onusienne de Madagascar peut permettre d’éviter le pire pour les populations, il est grand temps de l’envisager ». Le journal invite, en attendant, les Malgaches à se soulever face à leurs dirigeants. Preuve récente de l’exaspération de la population, cette initiative « citoyenne » rapportée par Le Soleil au Sénégal. « Au moins 50 % des membres du groupement des entreprises malgaches n’ont pas payé, comme ils devaient le faire à partir du 15 juin dernier, la TVA à l’État ».

C’est dans ce contexte qu’Afrik.com révèle les privilèges des anciens chefs d’Etat malgaches. Chacun « bénéficierait d’au moins 10 millions d’Ariary par mois, [soit quelques 3 430 euros] ». Mais ce n’est pas tout. Ils bénéficient aussi de 12 personnes pour leur sécurité, de secrétaires privés, de chauffeurs, de personnel de maison, d’une maison civile et de deux véhicules « de prestige », changeables tous les sept ans. La facture est réglée par le ministère des Finances, tout comme les notes d’eau, d’électricité, de téléphone ou encore les soins de santé. « Toutefois, pour en bénéficier, explique Afrik.com, l’ex-Président ne doit pas avoir été reconnu de crimes ou délits. Ce qui est le cas de l’ex-Président Ravalomanana, inculpé des tueries du 7 février 2009 ».

Pas de locations pour les Noirs du Maroc
 
Direction le Maroc, maintenant, où une loi est en discussion pour lutter contre le racisme envers les Noirs. Si le texte est voté, ce serait une première, explique Afrik.com. Le Parti d’opposition Authenticité et modernité (le PAM) a proposé à la Chambre des représentants une loi visant à sanctionner le racisme contre les Subsahariens. C’est un « véritable fléau dans le nord de l’Afrique, écrit le journal en ligne, et tout particulièrement en Tunisie ou leurs conditions de vie sont des plus désastreuses. Au Maroc, même si la situation est moins grave, il règne une atmosphère délétère ». L’hebdomadaire financier Les Afriques raconte par exemple que « des avis fleurissent dans les résidences pour ne pas louer des appartements aux Noirs africains ». Ils seraient quelque 10 000 à vivre au Maroc selon le ministère de l’Intérieur: étudiants, travailleurs, mais aussi clandestins ou réfugiés. « La proposition de loi intègre l’égalité des chances ou encore la répression du délit de faciès ». Le PAM propose des condamnations allant de trois mois à deux ans de prison et/ou une amende allant de 1 000 à 10 000 euros.

La menace des dunes
 
Pour terminer, on va évoquer un décor de cinéma très populaire menacé de disparition en Tunisie. C’est à lire sur Slate Afrique et dans L’économiste Maghrébin. Connaissez-vous Mos Espa ? Si la réponse est non, vous devez revoir vos classiques, notamment Star Wars « La Menace Fantôme, épisode 1 ». Mos Espa, c’est une ville fictive, créée de toute pièce en plein désert tunisien. C’est là, par exemple, qu’Anakin Skywalker passe son enfance. Le plateau de tournage est menacé par les dunes de sables, qui se déplacent de 15 mètres par an selon une étude américaine. Les fans crient au secours. Que faire ? En fait, il faudrait construire un barrage pour empêcher l’avancée des dunes, écrit L’économiste Maghrébin. « Sauf qu’en cette période de transition incertaine en Tunisie, la culture n’est pas vraiment la priorité de l’actuel gouvernement tunisien »…

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