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Revue de presse Afrique

A la Une : le Togo à la veille des législatives

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Les Togolais voteront jeudi lors d’élections législatives. Mais la campagne a suscité peu d’engouement auprès de la population selon Jeune Afrique. « Il n’y aucun intérêt à participer à cette campagne, lance par exemple un chauffeur de taxi. Nous partons vers une élection dont le jeu est déséquilibré depuis le début. Comment participer au vote, alors que vos adversaires contrôlent la majeure partie de l’appareil ? ». Pas vraiment de motivation, moins de personnes dans les cortèges, ce qui a poussé « les candidats à retourner à la méthode du porte à porte, indique le journal en ligne.

L’opposition a réclamé un nouveau code électoral, la limitation du nombre de mandats présidentiel ou encore la libération de certains de ses membres emprisonnés. Elle va tout de même participer au scrutin, et elle a encore ses chances, estime Zeus Aziadouvo, du quotidien Liberté. « Avec les atermoiements de l’opposition, explique-t-il, les partis de la mouvance présidentielle ont pris une longueur d’avance, mais ces élections auront au moins le mérite de mettre en place une vraie bipolarisation de la scène politique. Les partis hésitants vont sûrement le payer cher. Les Togolais sont fatigués du surplace. »

Un changement perceptible ?

Le Pays au Burkina Faso, se demande si le Togo s’ouvre ou non à la démocratie. Pour le journal, il y a en tout cas une volonté de changement de la part du président Faure Gnassingbé. « Elle est perceptible dans (...) cette sorte de parricide dont il a été l’auteur : la liquidation (...) du Rassemblement du peuple togolais, parti politique de son défunt père ». Un héritage dont il est pourtant difficile de se détacher. « Certes, les récentes répressions contre des opposants, accusés d’avoir provoqué l’incendie du marché de Lomé, et qui s’apparentent à des règlements de comptes du pouvoir vis-à-vis de ses opposants, ne sont pas sans rappeler l’ère sombre du règne de Eyadema-père. Les efforts de démocratisation du Togo vont dans le bon sens mais restent encore insuffisants », juge Le Pays.

Pour ou contre le retour du Sénat au Burkina Faso ?

Toujours dans la presse du continent : polémique sur le futur Sénat burkinabé. Dernier épisode en date, note L’Observateur, la lettre pastorale des évêques du Burkina Faso qui ont fait part de leur réserve sur le retour de cette Chambre. En fait, les détracteurs de cette idée accusent le pouvoir de chercher par ce moyen à faire réviser la Constitution pour permettre au président Compaoré de se représenter en 2015. Alors, « l’Église catholique avait bien demandé au chef de l’État, dès 2010, de ne pas modifier la Loi fondamentale dans le but de se maintenir après l’expiration de son dernier mandat », relève Afrika 7 au Bénin. Mais « de mémoire de Burkinabé, écrit L’Observateur, sauf erreur ou omission, c’est bien la première fois que les prélats ont fait usage d’une telle artillerie lourde pour exprimer leur désaccord avec le pouvoir ». Prêchent-ils dans le désert ? se demande le journal. Comment réagiront les destinataires de ce sermon virulent « à haute portée républicaine » ?

Une institution budgétivore

L’Observateur revient aussi sur le discours de Macky Sall, en visite au Burkina Faso le week-end dernier et qui s’est invité dans le débat. « Pour un exercice de cirage de pompes, c’en fut un », résume le journal. « Un Sénat peut parfaitement se comprendre dans une démocratie » : voilà ce qu’a déclaré le président sénégalais. Pourtant en septembre 2012, le Parlement sénégalais a voté la dissolution du Sénat, l’une des premières grandes mesures du de Macky Sall à son arrivée à la présidence. L’Observateur s’étonne donc de ce double-discours. « On ne cessera de le répéter, poursuit le journal, c’est moins l’importance, dans l’absolu, d’un Sénat dans l’armature institutionnelle que son opportunité qui pose problème. (...) On ne peut que se demander quel miracle économique notre pays a opéré, en l’espace de dix ans, pour ressusciter une institution naguère jugée budgétivore. (...) On ne voit pas en quoi notre pays est mieux que le Sénégal pour se payer le luxe de dépenses superflues pour assouvir on ne sait quels desseins cachés ».
 
Google halal

Pour terminer, la presse évoque un nouveau né sur internet : le premier moteur de recherche « halal ». C’est à lire sur Slate Afrique. Halagoogling, ou comment surfer de façon halal. « Lancé au début du ramadan, raconte le site d’information, cet outil se positionne comme “une alternative aux moteurs de recherche existants” pour permettre aux utilisateurs musulmans de surfer sans crainte de tomber sur du contenu contraire à la charia ». Exemple : si vous tapez le mot porno, nue, ou... lesbienne, le système de filtrage affichera ce message: « pas de résultat ou vous avez effectué une recherche “haram” ». Le site invite les internautes à répertorier d’autres mots clés interdits. Pour l’instant, il est « disponible en onze langues, dont l’arabe, l’anglais, le français ou encore le turc ».

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