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Revue de presse Afrique

A la Une: les législatives togolaises

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Coup d’envoi des élections législatives au Togo ! Un scrutin sans enjeu, juge la presse. « Voici donc les électeurs togolais au pied de l’urne », écrit L’Observateur. « Ils y sont parvenus quand même. Mais rarement chemin vers l’isoloir aura été parsemé de tant d’embûches, une course d’obstacles rendus d’autant plus insurmontables que les différents acteurs de la scène sociopolitique y allaient en traînant les pieds, parfois à reculons ». « Le scrutin de ce jeudi ne risque pas de passer pour une étape de l’histoire politique dont on se souviendra particulièrement. Parce qu’en réalité, juge Guinéeconakry.info, de compétition, il n’y en aura probablement pas. La mouvance présidentielle est créditée par les principaux observateurs (...) des faveurs des pronostics ».

Fraudes massives ?

Seul enjeu, pour les journaux africains: le taux de participation. Les Togolais iront-ils voter alors que certains d’entre eux estiment que « le pouvoir usera, si nécessaire, de la fraude pour s’assurer une majorité confortable au parlement » ? Dans Liberté Hebdo Togo (liberte-togo.com), Zeus Aziadouvo explique que la loi électorale est déjà régulièrement violée par ceux qui l’ont faite: achat de conscience, question du vote des étrangers. Et le Collectif« Sauvons le Togo » affirme d’ailleurs avoir mis à jour un système de fraudes massives planifié par le pouvoir, à base de votes fictifs et en doublons. C’est un communiqué de leur part à lire sur Togocity.com.

« L’opposition n’a pas été capable, note Guinéeconakry.info, d’exiger toutes les garanties de transparence (...), avant de se résoudre à y aller ». Elle n’a pas réussi non plus à convaincre les Togolais, ce qui explique leur manque d’enthousiasme. Il y a tout de même du positif selon le journal, à savoir « le climat apaisé qui a caractérisé la campagne ». « Depuis la présidentielle hyper violente de 2005, consent Afriquinfos, les grandes composantes de l’échiquier politique local aidées par la communauté internationale ont conjugué leurs efforts pour ne plus organiser de processus électoraux débouchant sur des différends meurtriers ».

Egypte : le pire des scénarios
 
La presse s’inquiète aussi de la crise politique et sociale en Egypte. Pour Fasozine, « c’est le pire des scénarios de sortie de crise » qui est en train de se jouer. « La violence serait-elle devenue le seul moyen de dialogue entre l’ancien parti au pouvoir et le nouveau ? » Nombreuses réactions, donc, après l’attentat de mercredi au nord du Caire. Le blog de Barkbiiga s’inquiète que le terrorisme prenne le dessus sur le dialogue. Fin de semaine explosive en préparation, écrit de son côté Slate Afrique. « L’Egypte n’est pas seulement dans une impasse. Elle est au bord du gouffre ». En appelant la population à manifester contre les Frères musulmans, le général Abdel Fattah al-Sissi a encore intensifié l’épreuve de force. Des propos qui « résonnent comme une provocation », poursuit Slate Afrique, qui critique au passage l’emploi du mot terrorisme pour désigner les Frères musulmans.

Policiers véreux au Sénégal

Au Sénégal, c’est une affaire de trafic de drogue dans la police qui fait les gros titres. Une affaire au parfum de scandale d’Etat puisque c’est le patron de la police nationale qui est accusé d’être un trafiquant. Ousmane Sèye, président du Front républicain, regrette que ce soit une structure de police qui mène actuellement l’enquête. « Je me demande, dit-il dans La Tribune, comment l’enquête pourra être objective ».

Le président Macky Sall est pris à partie par les cadres du Parti démocratique sénégalais. Ils jugent coupable le silence du gouvernement. « Nos informations nous ont renseigné que depuis février, le commissaire Keita n’a cessé d’interpeller l’autorité gouvernementale sur cette affaire de trafic de drogue. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pris aucune mesure, ni éclairé la lanterne des Sénégalais sur la question ». Les cadres du Pds disent attendre du gouvernement une mesure conservatoire, explique Le Soleil, toujours au Sénégal. « Il en va de la crédibilité des institutions de la République ».
 
Escroquerie spirituelle
 
Pour finir, une arnaque de plus en plus commune au Cameroun, racontée par le quotidien Mutations. Tarifs exorbitants des études bibliques : 60 000 FCFA à l’année par exemple pour « l’Eglise des rachetés de Dieu », à Yaoundé. Il y a également des cas plus directs d’escroquerie, « on en rencontre même tous les jours », selon le journal. Comme ce pasteur de l’église « Vient et suit », qui après avoir enlevé l’épouse d’un ancien détenu de la prison centrale de Yaoundé, s’enfuira avec le véhicule de marque Suzuki du concerné. Il avait promis d’aider sa victime, au moyen des prières, à sortir de prison. Ou bien ce pasteur de l’église « Christ Roi des anges » qui extorque 1 000 000 FCFA à une dame en échange de la guérison de sa fille atteinte d’épilepsie. Le problème, selon Mutations, c’est la prolifération, incontrôlée de ces églises évangéliques. Officiellement, 47 églises sont autorisées à exercer au Cameroun. Pourtant, « on les retrouve à tous les coins de rue ».

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