Invité Afrique

Cheick Keita, de l’UDA ; Yaranga Coulibaly, directeur de campagne de Cheick Modibo Diarra ; Alhousseini Maïga,du Panafrik ; Ibrahim Boubacar Keïta du Rassemblement pour le Mali ; Oumar Mariko du parti SADI ; Konimba Sidibé du MODEC

Audio 00:07
Un bureau de vote à Dialakoroji, près de Bamako, le 29 Avril 2007.
Un bureau de vote à Dialakoroji, près de Bamako, le 29 Avril 2007. AFP/Georges Gobet

Dernier jour de campagne au Mali avant la présidentielle d’après-demain dimanche. Comme promis, depuis lundi, RFI donne la parole aux 27 candidats. Voici, ce matin, vendredi 26 juillet, deux figures incontournables de la vie politique malienne.

Publicité


Cheick Keita, de l’UDA  est douanier. Ce colonel a décidé de se lancer dans la campagne électorale. Il est investi par l’Union pour la démocratie et l’alternance (UDA). Son programme est essentiellement basé sur les questions de sécurité.

Je ne sais pas si j’ai quelque chose de plus à proposer. En tout cas, j’ai des propositions à faire au Mali. J’ai des ambitions pour le Mali. J’ai une vision sur laquelle je veux travailler : avoir un Mali réconcilié, apaisé. Nous devons travailler sur cet axe prioritaire, à savoir la sécurité tout en continuant le travail de réconciliation.

Cheick Keita


Cheick Modibo Diarra
Cheick Modibo Diarra Reuters/Ray Stubblebine/Files



 
Yaranga Coulibaly, directeur de campagne de Cheick Modibo Diarra, du RPDM. Cheick Modibo Diarra, ancien directeur de la Nasa et ex-Premier ministre de la transition, est le candidat du Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM). Son programme pour un « Mali nouveau » se base sur cinq points forts.

 

 

 

Le candidat Cheick Modibo Diarra a une vision de développement pour le Mali. Le premier pilier, c’est l’agriculture. Nous disposons d’eau et nous disposons de terres. Nous envisageons donc de mettre les Maliens au travail et notamment de donner les intrants aux producteurs pour que l’agriculture puisse nourrir les Maliens.

Yaranga Coulibaly



Alhousseini Maïga, 37 ans, est le président du Parti pour une nouvelle Afrique (Panafrik) et c’est le plus jeune des 27 candidats. Il a développé un programme pour relancer le Mali grâce à sa jeunesse.

 

Ce que j’ai à proposer aux Maliens, c’est une nouvelle vision politique impulsée par une jeunesse qui a subi un choc et qui a décidé de prendre ses responsabilités.

Alhousseini Maïga, candidat du Panafrik

 

Ibrahim Boubacar Keïta.
Ibrahim Boubacar Keïta. AFP PHOTO / Habibou Kouyate

D’abord, IBK, Ibrahim Boubacar Keïta. A 68 ans, le chef du Rassemblement pour le Mali (RPM) a occupé les plus hautes fonctions : Premier ministre pendant six ans, président de l’Assemblée pendant cinq ans. Les plus hautes fonctions sauf une : président de la République. Arrivé troisième en 2002 et deuxième en 2007, il espère gagner cette fois-ci. Mais avec quels arguments ? A Bamako, IBK répond aux questions de l’un de nos envoyés spéciaux, Christophe Boisbouvier.

 

J’ai rarement senti une telle fusion avec le peuple du Mali, une telle communion. J’ai rarement vu monter vers moi une telle ferveur. (…) L’élection sera gagnée sur la stature d’homme d’Etat, sur l’homme qui va rassurer les Maliens par sa parfaite intégrité morale, par son patriotisme ardent et c’est cela aujourd’hui qui pourra redonner à ce pays sa fierté d’antan…

Ibrahim Boubacar Keïta

 

 

Oumar Mariko.
Oumar Mariko. www.facebook.com/DrOumarMariko

Voici maintenant « l’enfant terrible » de la classe politique malienne. A 54 ans, le docteur Oumar Mariko est un homme à multiples facettes : médecin, militant révolutionnaire et pro-putschiste. Peut-on être à la fois démocrate et proche du capitaine Sanogo ? A Bamako, le secrétaire général du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), s’exprime aussi au micro de Christophe Boisbouvier.

 

 

Je pense simplement que la vérité est sortie de la bouche du mensonge. Les arguments que Tiébilé Dramé a lancés pour se retirer sont des arguments certes justes, mais il a contribué à ce que l’on soit dans cette situation actuellement. (…) Des élections [sont organisées] aujourd’hui, parce que « papa Hollande » l’a voulu ainsi, parce que Laurent Fabius l'a voulu ainsi, parce que la Communauté internationale a mis le Mali sous tutelle.

Oumar Mariko

 

 

Konimba Sidibé.
Konimba Sidibé. facebook.com/konimbasidibe.officiel

Konimba Sidibé, député depuis 2007, a pris ses distances avec son premier parti, le Paréna pour fonder en avril sa propre formation, le Mouvement destin commun (MODEC). Son ambition, ne pas se limiter à la dénonciation mais se mettre concrètement au travail et assainir les institutions. Il répond à Guillaume Thibault.

 

 

Je suis candidat parce que cela fait presque une trentaine d’années que je me bats pour la bonne gouvernance dans mon pays, donc, bien avant l’avènement de la démocratie. Malheureusement je me sens trahi par les élus de ce pays, qui l’ont plongé dans le chaos actuel. Pour moi, c’est un défit personnel. Je pense aussi avoir la compétence et l’engagement politique nécessaire pour relever ce pays.

Konimba Sidibé

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail