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Revue de presse Afrique

A la Une: la Tunisie sous le choc

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Six mois seulement après l’assassinat du militant de gauche Chokri Belaïd, celui, par balles, hier, du député Mohamed Brahimi, a plongé la Tunisie dans l’effroi. La principale centrale syndicale tunisienne appelle aujourd’hui à la grève générale. Et la presse s’interroge.

« Qui a tué le dirigeant d’opposition Mohamed Brahimi ?, lanceAtlas Info. Ce meurtre a réveillé la peur du chaos et de la violence dans une Tunisie encore traumatisée par l’assassinat de Belaïd qui avait choqué et provoqué une profonde crise politique ».

Aujourd’hui sera jour de deuil, a dit le président de l’Assemblée nationale. « Des paroles apaisantes bien éloignées de celles du Premier ministre, Ali Laarayedh, membre d’Ennahda, qui a mis en garde contre toute tentative d’instrumentalisation du décès d’un député, déploreL’Opinion. Pas sûr que sa conférence de presse ramène le calme dans un pays qui doute désormais de sa Révolution ».

Vive émotion également en Algérie voisine. La Tunisie est « à nouveau secouée par un assassinat politique depuis la révolution du jasmin de janvier 2011 », constate El Watan.

Guinée Conakry Info s’inquiète de cet « acte anti-démocratique et liberticide » et souligne le « désenchantement certain » qui ressort des printemps arabes. A qui profite le crime ? Le site internet guinéen a comme un doute. « Aussi paradoxal que cela peut l’être, les seuls qui avaient intérêt dans le scénario qui se dessine aujourd’hui sont à chercher dans le camp des adversaires aux islamistes, ose Guinée Conakry Info. Dans la mesure où il est question du champ politique, aucune hypothèse n’est à exclure. Y compris les plus invraisemblables ».

Et le confère prolonge : « C’est à se demander si les régimes dits dictatoriaux d’Hosni Moubarak et de Ben Ali ne sont pas regrettés. (…) Certes, avec ces deux autocrates, les libertés et les droits humains n’étaient pas de référence dans ces deux pays, mais il y régnait néanmoins une certaine stabilité. Ce qui n’est plus le cas depuis leurs départs respectifs ».
 
Mali : polémique pré-électorale

Au Mali, J-2 avant le premier tour de l’élection présidentielle. La question des cartes d’électeurs est posée par les journaux maliens. Et une partie de la presse malienne s’alarme déjà de projets de fraude électorale.

« La tension s’intensifie autour de la question des cartes biométriques Nina », admet ainsi Le Républicain. Car, selon le quotidien bamakois, « certains milieux politiques sont à la manœuvre pour faire main basse sur ces cartes à des fins frauduleuses, afin de fabriquer la victoire pour un des candidats à l’élection présidentielle malienne dès le premier tour ». Résultat : « La crise de confiance s’installe au cœur du processus électoral », regrette Le Républicain.

L’indicateur du Renouveau s’interroge également sur « l’étrange quantité de cartes NINA commandée au-delà du nombre de votants » et, sans attendre, parle déjà de « bombe post-électorale ».

Ne va-t-on pas assister à un « hold-up planifié », enchérit L’Aube, qui évoque aussi une « fraude massive », des « machinations », dont un « plan A » qui consisterait à utiliser « 1 956 012 cartes Nina sans photos avec la complicité de certains agents de l’administration », et un « plan B », qui ressemble fortement à un « scénario à la Gbagbo », visant à « proclamer, le soir du 28 juillet, la victoire de leur candidat, avant les autorités compétentes. Ensuite, des manifestations planifiées à Bamako vont se dérouler afin de légitimer le président auto proclamé ».

Mais « il ne faudrait pas que l’on exige des autorités actuelles un scrutin sans faute, lequel n’a jamais été tenu par le Mali démocratique, souligneLe 22 Septembre. (…) Tout le monde a intérêt à un scrutin apaisé, dénué de toutes fraudes ». Et le journal ose « espérer que cette élection sera la plus transparente que le Mali ait jamais organisée et qu’un consensus de la classe politique, permette inévitablement d’amoindrir, sinon de mettre fin à la fraude ». 

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