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Revue de presse Afrique

A la Une: bataille «pour» ou «contre» le Sénat au Burkina Faso

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Le Pays dénonce la « sourde oreille du pouvoir ». « Le pouvoir est donc passé outre l’appel de l’Eglise catholique qui lui recommandait de surseoir à son initiative » de mise en place d'un Sénat, en faisant « voter les conseillers acquis à sa cause sur l’ensemble des treize régions ». Seuls six partis ont participé et, comme il fallait s’y attendre, le Congrès pour la démocratie a remporté la plupart des sièges, remarque Le Faso.net. « Il y a un problème. Cela se déroule alors que la rue de nos villes gronde », souligne Sidwaya, en référence aux grandes manifestations de ces derniers jours.

Le site d'information burkinabé rappelle que  pour l'opposition, le futur Sénat est inutile et trop coûteux. « On nous a dit que ce Sénat va voter les mêmes lois que l’Assemblée nationale. Si c’est le cas, avons-nous besoin d’une deuxième Assemblée ? » s’interroge son chef de file. Le parti au pouvoir, de son côté, argue que le Sénat renforcera les institutions. « La société civile, elle, dénonce l’opulence et l’insouciance des gouvernants, alors que la vie chère tenaille les Burkinabè ». Le quotidien Le Pays conseille au président de « prêter oreille aux souffrances du peuple pour désamorcer la bombe sociale qui s'amplifie ».

Révolutions arabes : des « accidents exceptionnels »

De nombreux journaux africains reviennent aussi ce mardi sur l'impasse politique en Egypte. Ils racontent aussi ce qui se passe en Tunisie, la contestation qui monte et le nouveau pouvoir qui marche sur un fil. Le journal L'Expression, à Alger, revient lui, à la source de ces révolutions arabes. Il les qualifie plutôt « d'accidents exceptionnels, qui n'avaient aucune profondeur politique et n'étaient porteurs d'aucun projet de société. [...] Ceux qui s'étaient révoltés n'étaient ni des politiques, ni des révolutionnaires aguerris aux longues luttes et mûrs pour en cueillir le fruit ».

Les seuls capables finalement d'appréhender correctement la situation étaient les islamistes que la rue veut aujourd'hui chasser, à la fois en Tunisie et en Egypte. Mais « qui recueillera les fruits de cette nouvelle révolte ? interroge L'Expression. Bien sûr, les reliquats du « ben-alisme » et du « moubarakisme »... encore une fois, les seules forces organisées dans ces pays ». Le serpent, donc, se mord la queue.

Les hôpitaux de Tel Aviv : racistes ?

Direction Israël, maintenant, où les Africains ne seraient pas les bienvenus dans les hôpitaux, nous dit Slate Afrique. Au début du mois, le directeur d'un centre médical de Tel Aviv a fait interdire l'accès de son établissement aux immigrés et aux réfugiés africains voulant rendre visite à des proches. Même les patients seraient discriminés. Ce qui fait peur, visiblement, ce sont les risques de tuberculose : « 65 Africains l'ont contractée en 2012 contre 15 Israéliens ».

Sida, malaria... Officiellement ce serait donc un problème de santé publique. La direction de l’hôpital Ichilov se plaint aussi depuis plusieurs années de devoir prodiguer un grand nombre de traitements médicaux aux migrants et aux réfugiés sans aucune compensation financière, comme l'avance le journal israélien Haaretz. « La mesure discriminante répond-elle donc à une problématique économique ou de santé publique ? se demande Slate Afrique. Autre perspective, plus sombre, elle ne serait qu’un témoignage de plus du racisme anti-Africains en Israël ».
 
Luanda, plus chère que Moscou et Tokyo
 
On poursuit cette revue de presse avec deux villes africaines dans le top 10 des villes les plus chères du monde. Luanda, prend la tête du classement en 2013. La capitale angolaise est la ville la plus chère pour les expatriés, devant Tokyo et Moscou. Point commun à ces métropoles, explique Jeuneafrique.com, le coût du logement. « La location mensuelle d'un appartement de deux chambres coûte en moyenne 6 500 dollars à Luanda, contre 4 500 dollars à Tokyo ».

Autre ville africaine bien classée : N'djamena, 4ème, elle grimpe de quatre places, pour figurer devant Singapour et Hong Kong. Pourquoi ces tarifs ? « Les deux capitales africaines disposent d'une très forte communauté étrangère liée aux gisements de pétrole et de gaz, mais manquent de logements pour répondre à la demande et tous les biens de consommation recherchés par les expatriés doivent être importés ».

Mali : où sont les femmes ?

Pour finir, on attend toujours au Mali les résultats du premier tour de la présidentielle. Les alliances se préparent en coulisses. Le quotidien L'Essor, lui, prend un peu de recul et s'interroge sur la place des femmes en politique. « Au terme de la reconquête de nos territoires occupés, tous les regards sont désormais braqués sur les élections de sortie de crise, reconnaît le journal de Bamako. Or, le succès de tout processus électoral de sortie de crise repose en partie sur son caractère inclusif. Ce qui suppose une implication réelle des femmes ». Mais le journal remarque qu'elles ne sont toujours que 15 sur 147 députés à l'Assemblée nationale et 8 maires sur 703 au total dans le pays. Un peu plus de 1%.

On se souvient aussi que dans la course à la présidentielle, il n'y avait qu'une candidate. « De son indépendance à nos jours, notre pays enregistre une évolution lente de la participation des femmes dans la vie politique et publique et ce malgré la ratification de plusieurs textes et conventions régionales et internationales », regrette L'Essor. Il y a bien des initiatives au niveau national, ce serait aussi, officiellement, la priorité du gouvernement, mais il y a encore beaucoup de travail !

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