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Revue de presse Afrique

A la Une: les élections au Zimbabwe et l’inoxydable Mugabe

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Le personnage principal de ce scrutin, on le connaît bien : il a 89 ans, il s'appelle Robert Mugabe, c'est le président sortant et comme dirait le quotidien burkinabè Le Pays, « le vieux Bob s'accroche toujours au pouvoir ». Il s'accroche en premier lieu à son passé. Car avant d'être président, Mugabe fut l'un des héros de la lutte pour la libération du Zimbabwe face à l'occupant britannique et emprisonné pendant dix ans. Lutte pour laquelle ses anciens camarades de lutte, « ceux qui aujourd'hui, détiennent le pouvoir au Zimbabwe », lui sont toujours reconnaissants, rappelle le journal.

Deuxième dossier porté à son crédit par ses partisans : la réforme agraire. Quand Robert Mugabe a pris le pouvoir, plus de 70% des terres du pays appartenaient à des fermiers blancs. Mugabe a choisi la manière forte pour redistribuer les terres, il a fait exproprier et parfois tuer ces grands propriétaires terriens pour rétablir l'équilibre au profit de la population noire. Cette violence lui a valu d'être mis à l'index par l'Occident, mais, dans l'esprit des électeurs du Zimbabwe, assure Le Pays, c'était une avancée non négligeable.

Impossible sincérité du scrutin

Voilà pour les bons points. Mais la presse africaine n'oublie pas les terribles états de service du président sortant : répression féroce des opposants politiques, torture, fraude systématique aux élections. « Il y a, écrit le Cape Times, en Afrique du Sud, un air de résignation qui plane. Oui, plus de 6 millions de personnes sont appelées aux urnes aujourd'hui au Zimbabwe, mais il est presque inévitable que Mugabe, ses généraux et ses bureaucrates déploient tous les moyens à leur disposition pour rester au pouvoir ».


« Et même si, compte tenu de l'attachement des citoyens à leur vieux chef, il pourrait peut-être gagner ces élections à la régulière, on ne le saura jamais », conclut le journal, « tant la mainmise de Mugabe est totale sur les médias publics, sur le processus électoral, sur les tribunaux. A tel point qu'il serait impossible de distinguer une victoire authentique d'une victoire fabriquée ».

Hold-up électoral au Mali ?

IBK, Ibrahim Boubacar Keita serait bien placé pour l'emporter, selon les confidences du ministre de l'Administration territoriale. Eh bien, « il ne faut pas être naïf », prévient le portail guineeconakry.info. Certes, précise son éditorial, le ministre s'est montré relativement prudent. Mais cette déclaration « n'est qu'une façon de se donner du temps pour permettre aux perdants de digérer moins douloureusement leur défaite ». « On s'imagine même », poursuit l'article, « que certains grands diplomates du monde entier s'activent en sourdine pour inviter Soumaïla Cissé », qui serait arrivé en 2e position, « à rentrer dans sa coquille ». IBK serait alors, comme le titre l’article, vainqueur par KO.

IBK : des liens anciens avec le Parti socialiste français

Même analyse au Burkina, où le site d'information Sidwaya va encore plus loin. Se dirige-t-on vers un hold-up électoral ? C’est la question que pose le journal en ligne. Ce ne serait pas étonnant si IBK se qualifiait, avance le site burkinabè, compte tenu de ses « bonnes relations » avec le Parti socialiste français, notamment « Laurent Fabius, Manuel Valls, et même Ségolène Royal ».

Un facteur réjouit en tout cas la presse africaine dans son ensemble, c'est le taux de participation constaté au terme de ce scrutin présidentiel au Mali. « C'est un signe qui ne trompe pas », dit ainsi le quotidien algérien El Moujahid. « La participation est révélatrice non seulement de l'importance du scrutin mais aussi du degré de maturité des Maliens. Elle n'avait jusqu'ici jamais dépassé 38% », poursuit le quotidien. Avec cette fois 53,5% de participation, « cette élection constitue une étape importante vers le retour à l'ordre constitutionnel. Et cet engouement électoral est porteur d'espoirs, voire un prélude à une réconciliation nationale entre les différentes populations du pays ».

Moins de pèlerins burkinabè à la Mecque

Enfin, l’actualité religieuse au Burkina Faso. Plus que dix jours avant la fin du ramadan, mais le journal Le Pays se projette déjà plus loin : à la Mecque, pour le pèlerinage. Et l'on y apprend que le quota de pèlerins burkinabè autorisés à se rendre en terre sainte va baisser. Ils ne seront plus que 4 400 cette année, 4 400 visas accordés par l'Arabie saoudite, car certaines installations là-bas sont en train d'être rénovées, et malgré la ferveur du public, les places sont de plus en plus limitées. En revanche, le prix lui, reste le même, près de 2 millions de francs CFA par personne.  

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