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Revue de presse Afrique

A la Une: tensions entre l’armée et les militants pro-Morsi en Egypte

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L’épreuve de force entre l'armée et les partisans de Mohamed Morsi prend un nouveau tour puisque le gouvernement intérimaire égyptien demande à la police de disperser les rassemblements favorables à l'ancien président. « Le pire est à craindre », s'inquiète Le Quotidien d'Oran. « Ce ne sont pas seulement des islamistes qui campent au Caire et qui marchent dans le reste du pays, c'est au moins une moitié de l'Egypte. » Car la rue aussi, poursuit le journal, « suit les Frères musulmans » dans ses appels au retour de la légitimité. Et ces manifestants légitimistes sont « aussi déterminés que leurs adversaires ». En clair, résume l'auteur, rien, dans ces conditions, n'incite à l'optimiste.

Jouer sur la corde nationaliste

Pour ne rien arranger, les vainqueurs de la rébellion anti-Morsi jouent la carte du nationalisme, juge le journal algérien L’Expression. « Les islamistes, écrit le quotidien, sont assimilés à une puissance étrangère, et ce climat vire volontiers au chauvinisme ». Si bien que les Palestiniens et les Syriens présents en Egypte sont maintenant soupçonnés d'être « des agents dormants islamistes ».
L'éditorial souligne que « les médias égyptiens fourmillent de « révélations » invérifiables sur la participation de membres du Hamas aux manifestations pro-Morsi ». Le Hamas dément vigoureusement, mais rien n'y fait, la rhétorique a fait son œuvre. Et l'ONU ne peut maintenant que déplorer « l'environnement hostile » à l'œuvre en Egypte en ce moment. Les Palestiniens sont soupçonnés de tous les maux, et la méfiance vise également les réfugiés syriens. Ils sont aujourd'hui 1000 par jour à demander de l'aide, cinq fois plus que le mois dernier.

L’Espagne à la conquête de l’Afrique

« Il n'y pas de croissance en Espagne, il faut donc aller la chercher ailleurs », c'est aussi simple que cela pour le patron d'un fonds d'investissement espagnol interrogé par Jeune Afrique, qui publie une enquête sur le sujet. L'Espagne souffre de la crise, et va donc voir si le climat est meilleur de l'autre côté de la Méditerranée. Le Maroc et l'Algérie sont ses principaux partenaires économiques, avec de gros contrats d'infrastructures. Mais les entreprises espagnoles sont également « très actives » en RDC et au Gabon. Bien sûr, l'Espagne a du retard sur ses concurrents étrangers déjà présents en Afrique, comme la France, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne, note le journal. Et pourtant, cela n'empêche pas le PDG d'un grand groupe d'hôtellerie d'être très optimiste. Son siège est à Barcelone mais il emploie déjà 5000 personnes dans neuf pays d'Afrique... Et son objectif, « c'est de doubler de taille en deux ans ».

L’aide française au développement en chantier

C'est le Premier ministre français en personne, Jean Marc Ayrault, qui l'indique : « La France maintient son effort en matière de développement ». Mais priorité sera donnée désormais aux pays africains les plus pauvres. Voilà pour les déclarations officielles. Sauf que La Nouvelle Tribune du Bénin donne la parole sur ce sujet à Sébastien Fourmy, l'un des responsables de l'ONG Oxfam France. Et la critique est sévère. « Les nouvelles ambitions de l'aide française pourront-elles être mises en place sans un budget adéquat ? », demande-t-il. Car, « malgré la mise en place de financements innovants, les moyens de l'aide française n'augmentent pas et ne sont pas en adéquation avec les objectifs affichés ». Oxfam demande par conséquent aux parlementaires français d'assurer un meilleur contrôle de ce secteur, sachant qu'une loi d'orientation sur le développement international est prévue en 2014.

Jeûneurs, attention au Tramdena !

Le journal El Watan pointe aujourd’hui les conséquences inattendues du Ramadan. La violence en Algérie augmente largement durant le mois sacré, lit-on dans cet article. Treize coups de couteau répertoriés pendant la seule première journée du jeûne cette année ! La faute à la faim, au manque de sommeil et aussi à une consommation excessive de tabac, selon le chef des urgences d'un grand hôpital d'Alger. Ce phénomène est d'ailleurs connu également au Maroc, il a même un nom là-bas : Tramdena. Des gens ordinaires, soudain pris de migraines, de troubles de la vision, d'une envie folle de fumer, de boire, et de se bagarrer. Si vous êtes pris de l'un de ces symptômes pendant le ramadan, un conseil, courez chez le médecin avant de faire une bêtise !

 

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