Revue de presse française

A la Une : le défi de la femme voilée de Kadji au Mali

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A la Une des hebdos, on reparle bien évidemment du Mali. Et Le Journal du Dimanche regarde déjà après le second tour. Une photo retient l'attention : celle d'une ombre presque, contre un mur ocre, celle d'une femme voilée toute en noir, avec au premier plan, flouté, un soldat cagoulé des forces spéciales, pour ne pas qu'on reconnaisse son visage. « Comme une volée de moineaux apeurés, les femmes toutes de noir vêtues se sont égaillées à la vue du véhicule étranger. Revenues des champs, que le début de la saison des pluies n’a pas encore totalement inondés, elles ont rabattu le voile pour recouvrir leur visage avant de se réfugier dans les vastes maisons de banco du village », commente poétiquement l'envoyé spécial du Journal du Dimanche à Kadji, tout près de Gao au Mali. « A Kadji, les islamistes sont sous surveillance », titre Le Journal du Dimanche. « Longtemps, raconte plus loin l'envoyé spécial du JDD, son quartier de Dar es Salam ne fut qu’une curiosité : un lieu où le wahhabisme, version rigoriste de l’islam importée des pays du Golfe, est la règle depuis quarante ans. En janvier 2012, quand les islamistes s’emparent de Gao, Dar es Salam se lie au Mujao ». De nombreux jeunes désoeuvrés ont rejoint les rebelles islamistes. L'imam de Dar es Salam était même devenu l’un des juges du tribunal islamique de Gao. Après l’opération Serval, le village a été ratissé par les soldats maliens. Bon nombre de ses habitants ont été arrêtés. « A Kadji, on a peur des représailles maintenant et peu ont confiance dans les autorités. Kadji illustre, à sa manière, la difficulté pour le Mali de se réconcilier » conclue le JDD.

Une première dame contre les injustices faites aux femmes et aux enfants

Dans un entretien exclusif accordé au Parisien, on retrouve Valérie Trierweiler, épanouie, souriante, un peu madone, un bébé malien dans les bras, entourée de femmes en boubou. La compagne du président François Hollande explique son engagement au Mali ; dans le domaine de l'enfance et de l'éducation, mais aussi en République démocratique du Congo pour défendre la cause des femmes violées. « Concernant le Mali, nous avons récolté des centaines de kilos de cahiers pour les écoles totalement démunies »se réjouit Valérie Trierweiler qui précise aussi qu'elle n'œuvre pas qu'à l'étranger mais aussi en France contre l'enfance maltraitée.
La Première dame dit vouloir mettre son énergie au service de belles associations qui permettent à des enfants, Maliens ou pas, d’être opérés et sauvés en France.

Au Sahel, les femmes luttent contre la famine et la désertification

Selon le Nouvel Obs, la tragédie qui se joue au Sahel chaque année, est bien plus meurtrière que la guerre au Mali. En général, passée la saison des pluies, vient la période de soudure, cette longue sécheresse souvent difficile à vivre entre deux moissons. L'an dernier; les ONGs ont récolté plus d'un milliard d'euros pour voler au secours de 18 millions de personnes affamés lit-on. La famine menace de plus en plus de monde dans cette région. « Au banc des accusés, le changement climatique, la hausse des températures, les sécheresses plus fréquentes, la désertification. Les crises alimentaires s'enchaînent, l'opinion internationale se lasse et les dons financiers se tarissent », constate le Nouvel Obs. Alors, les villages s'organisent. On construit à nouveau à certains endroits des digues filtrantes, une technique ancestrale de restauration des terres arides, on reboise ici et là pour stopper l'avancée du désert.
Au Sénégal justement, dans le village de Widou, grâce à l'aide de l'Etat et du Programme alimentaire mondial (PAM), les villageois irriguent au goutte à goutte des parcelles de terre et s'organisent en coopératives pour vendre le surplus. Sur une photo, on voit une de ces femmes dans un potager, le dos courbé, planter quelques légumes. A Widou, on essaye aussi et surtout de replanter des plantes indigènes, exit l’arachide ou le coton, on fait pousser des acacias, des dattiers, des jujubiers, des plantes fourragères pour le bétail. « On reconstitue ce qui existait il y a 40 ans,se réjouit un vieux chef de village, et la vie revient dit-il, on a même vu des biches ».

Les femmes françaises ou l'art de faire genre

Selon une enquête très sérieuse de Madame Figaro ce week-end, la femme française ferait rêver les Américains. Alors Madame Figaro a voulu aller au delà du mythe. Comme par exemple, pourquoi la femme française bénéficie-t-elle de cette réputation de beauté au naturel ? La première réponse est parce qu'elle boit un jus de citron chaque matin. Mais Madame Figaro lance une autre piste : parce qu'elle est la première d'Europe a utilisé des crèmes anti-rides ! Plus réaliste, cette fois, l’explication du mythe de la Française so chic. Et vous allez voir, le secret n'en est un pour personne : en fait selon Madame Figaro, la Française fait tout, faussement, lit-on : être faussement coiffée, faussement habillée, faussement fatale, afficher une démarche faussement assurée... bref, la femme française a un air faussement mystérieux qui fascine encore et encore. C'est l'art de « Faire genre ! » conclut Madame Figaro. Voilà, remarquez à Paris, cela s'applique aussi aux hommes.

Les femmes du pays Thaï ne font pas semblant

La série des « Carnet de voyage de l'été » dans Le Journal du Dimanche est une réussite. Cette semaine, on y découvre les illustrations de Marcelino Truong, un Franco-vietnamien parti au Nord-Vietnam sur les traces des vétérans de guerre. Dans le 6e volet de son carnet de voyage, on est plongé dans des scènes de vie des femmes du pays thaï, rien à voir avec la Thailande, on est au Vietnam. Et il suffit de regarder ses dessins, ses croquis, pour comprendre que la femme française n'a pas le monopole du bon goût. On y découvre une femme thaï avec souvent un enfant dans le dos tenu par des tissus aux couleurs chatoyantes. « Elles ont de l'allure, estime le voyageur, un chignon imposant juché sur le sommet de la tête leur donne des airs d'Apsaras ». Les Apsaras, ce sont ces nymphes célestes que l'on retrouve sculptées sur les façades du temple d'Angkor au Cambodge. Et dans sa dernière description, on pourrait retrouver un point commun avec ces femmes du Sahel qui bèchent la terre et luttent contre la désertification : « Infatigables, dit l'auteur de ce carnet de voyage à retrouver dans le JDD, les femmes de la Haute région prennent part aux tâches les plus dures, ajoutant leurs couleurs vives à la palette verte du paysage ».

 

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