L'Épopée des musiques noires

I Have A Dream (5ème partie)

Audio 26:30

Le 3 avril 1968, Martin Luther King donne son dernier discours à Memphis. Il sera lâchement assassiné 24 heures plus tard. Bien qu'il sentait les menaces, le pasteur King continuait de porter à bout de bras le mouvement des droits civiques initié 10 ans plus tôt, mais la ferveur d'antan avait laissé place au doute et à la peur.

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Lyndon Johnson et Martin Luther King.
Lyndon Johnson et Martin Luther King. Hulton Archive/Getty Images

Pourtant, le statut des noirs n'avait jamais été autant débattu par les autorités depuis des décennies, notamment quand le 6 août 1965, le président Lyndon Johnson, successeur de John Kennedy à la Maison-Blanche, signe le décret qui donne le droit de vote à tous les afro-américains.
Si le volontarisme du président Johnson laisse entrevoir des lendemains meilleurs pour la communauté noire, au quotidien les injustices se multiplient.

Les artistes ont beau appeler à la tolérance et l'égalité raciale, sur le terrain les affrontements se poursuivent plus violents que jamais. L'arrestation de trois noirs pour conduite en état d'ivresse par quelques policiers blancs trop zélés va provoquer l'embrasement du quartier de Watts à Los Angeles, le 11 août 1965. Bilan de cette confrontation armée : 34 morts, 1100 blessés, 4000 arrestations. Watts restera comme l'un des moments les plus violents de l'histoire afro-américaine durant les années 60.

7 ans plus tard, de nombreux artistes de Soul-Music salueront la mémoire des victimes en organisant le festival Wattstax, et en appelant au civisme et au respect mutuel. Ce grand moment de communion musicale et spirituelle fut aussi l'occasion de rendre hommage aux héros disparus, Malcolm X et Martin Luther King.

Que reste-t-il aujourd'hui du message de tous ces pionniers ? Avons-nous appris de leur épopée douloureuse ? Depuis 20 ans, l'Unesco développe un projet intitulé « la route de l'esclave » dont le porte-parole s'appelle désormais Marcus Miller. L'ancien bassiste et producteur de Miles Davis décrit son engagement citoyen comme le prolongement du mouvement des droits civiques et comme un hommage à un homme de paix dont la sagesse et la grandeur d'âme épousent les principes fondateurs de l'Unesco.

www.marcusmiller.com

http://officialmlkdream50.com/
http://fr.unesco.org/
http://www.alimoussaiye.com/

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