Invité Afrique

Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse au Centre Michel de l’Hospital de l’Université d’Auvergne, au sud de la France

Audio 05:20
Raphaëlle Chevrillon-Guibert.
Raphaëlle Chevrillon-Guibert. Source : www.u-clermont1.fr

« C’est sûr que la perte des revenus pétroliers cause le plus gros problème au régime, parce que ces revenus pétroliers ne représentaient que 7% du PIB de l’économie, donc ce n’est pas une part énorme de cette économie. L’essentielle, c’est l’agriculture. Mais par contre, ces 7% représentaient 60% des revenus du gouvernement. Du coup, tous les soutiens financiers du régime sont très fragilisés par cette perte, notamment l’appareil de sécurité, qui contrôlait toutes les entreprises autour du pétrole. Et c’est ça aussi qui fait qu’on peut avoir des voix dissonantes qui ressortent aujourd’hui. »

Publicité

Au Soudan, la hausse du prix des carburants met des milliers de gens dans la rue. Mais le régime d’Omar el-Béchir maintient sa décision et réprime de façon implacable : au moins 33 morts depuis une semaine. Hier, le fait nouveau, c’est que 31 cadres du parti islamiste au pouvoir, le Parti du congrès national, ont appelé le général el-Béchir à revenir sur cette hausse de prix. Y a-t-il maintenant des divisions au sein du régime de Khartoum ?
Raphaëlle Chevrillon-Guibert est chercheuse au Centre Michel de l’Hospital de l’Université d’Auvergne, au sud de la France. Elle répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail