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Chronique des matières premières

La chute des prix du thé inquiète les élus kényans

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Des sacs de thé sont empilés devant l'entrepôt du port de Mbaraki à Mombasa, au Kenya. Photo : avril 2013.
Des sacs de thé sont empilés devant l'entrepôt du port de Mbaraki à Mombasa, au Kenya. Photo : avril 2013. Getty Images

Les parlementaires au Kenya demandent une réforme du secteur du thé. Un secteur en danger selon eux, avec la chute des prix.

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La chute des prix mondiaux du thé va-t-elle faire s'effondrer le secteur au Kenya ? C'est ce que craignent des élus du Parlement. A Nairobi, ils ont réclamé une réforme du secteur. Faute de quoi, disent-ils, les paysans vont abandonner les plantations.

Les prix mondiaux du thé sont en chute effectivement, du fait d'un regain de la production de thé chez tous les grands pays exportateurs : Inde, Sri Lanka et Kenya. Après deux années de sécheresse, la planète ne va pas manquer de feuilles de thé. Le thé noir, dont le Kenya est le premier exportateur mondial, est en particulier surabondant : la production 2013 est en hausse de 20% à 30% alors que les importateurs ont déjà de grosses réserves, qu'ils ont constituées par précaution avant les élections kényanes de mars dernier.

C'est donc au Kenya que la chute des prix est la plus notable : moins 15% aux enchères de Mombasa cette année. Le prix payé au producteur chute évidemment lui aussi. L'Agence de développement du thé kenyan (KTDA), qui centralise la majeure partie des achats auprès des petits planteurs, pour les commercialiser ensuite aux enchères, est sous le feu des critiques. L'Agence a beau défendre le fait qu'elle n'a jamais versé autant de revenus aux planteurs grâce au volume produit, les petits producteurs s'estiment sous-payés et certains souhaiteraient pouvoir vendre leur production directement aux importateurs. C'est déjà en partie le cas, on voit peu à peu les multinationales, comme James Finlay, éviter les enchères centralisées et signer des contrats à long terme directement avec les planteurs, à qui ils fournissent les intrants. Certains producteurs peuvent y voir leur intérêt s'ils valorisent ainsi plus facilement une qualité supérieure de thé qui n'était pas mise en valeur aux enchères, juge Lydia Gautier-Kaba, spécialiste du thé. D'autres voix s'élèvent pour appeler à la prudence contre une libéralisation trop brutale de la filière, qui n'a pas contenté les producteurs de thé du pays voisin, le Burundi.

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