Chronique des matières premières

Les marchés pétroliers ont à nouveau les yeux braqués sur l'Iran

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Plateforme pétrolière iranienne de Soroush, dans le golfe Persique.
Plateforme pétrolière iranienne de Soroush, dans le golfe Persique. REUTERS/Raheb Homavandi

L'Iran revient au centre des préoccupations des marchés pétroliers.

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C'est l'Iran qui a le plus tiré vers le bas les cours du pétrole depuis le début du mois - de près de 110 dollars à 103 dollars à Londres ; de 100 dollars à 93 dollars à New York. Un accord même partiel et provisoire sur le nucléaire iranien à Genève laissait imaginer un assouplissement des sanctions contre Téhéran, et donc une reprise progressive des exportations de brut iranien, ce qui promettait un approvisionnement pétrolier mondial plus confortable, alors que l'offre libyenne ne revient pas à la normale.

Mais l'espoir d'un accord a été douché dans la nuit de samedi à dimanche. Du coup les prix du pétrole sont repartis à la hausse hier. En fin de journée, nouvelle donne iranienne : l'Agence internationale de l'énergie atomique annonçait un accord avec Téhéran sur les inspections, les cours sont alors repartis à la baisse !

L'Iran est revenu au centre des préoccupations, alors qu'il avait été un peu oublié ces derniers mois. Mais la crainte que Téhéran se fâche et mette en danger le trafic de pétrole dans le détroit d'Ormuz n'est jamais loin et elle oriente les cours à la hausse. Que les négociations avancent, la perspective de voir un million de barils iraniens supplémentaires retrouver le chemin du marché pétrolier fait s'effondrer les cours. Le Brent pourrait alors passer à nouveau sous les 100 dollars.

Pour l'instant on en n'est pas là. S'il y a des avancées des négociations le 20 novembre prochain, la première étape pourrait être un assouplissement des sanctions financières, l'Iran aurait la possibilité de rapatrier une partie de ses avoirs gelés et d'utiliser l'or comme moyen de transaction. Fatalement l'embargo sur le pétrole iranien serait de moins en moins respecté.

Beaucoup de pays se repositionnent déjà dans cette perspective, dont l'Irak, concurrent de l'Iran. Bagdad vient de faire une offre très avantageuse de pétrole irakien à l'Inde, avant qu'elle ne soit en mesure de reprendre comme autrefois son commerce de pétrole avec l'Iran.

 

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