Grand reportage

Droits des enfants des couples séparés: la résidence alternée

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Il y a 24 ans jour pour jour, l’Organisation des Nations unies adoptait la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce texte fondateur de la notion d’intérêt supérieur de l’enfant affirme dans l’un de ses articles le droit de chaque enfant d’être élevé par ses deux parents, et lorsqu’il en est séparé de maintenir des relations avec eux.En France, où plus de 130 000 divorces sont prononcés chaque année, un enfant sur quatre ne vit plus avec ses deux parents. Dans la grande majorité des cas, il est confié à la mère et rencontre son père quatre jours par mois, et pendant la moitié de ses vacances. Près de 18 % des enfants ne voient plus du tout leur père. Les liens sont alors distendus, voire rompus... Est-il possible de renverser cette tendance? Les associations des pères divorcés l’espèrent et réclament à la justice de privilégier la résidence alternée paritaire dans ses décisions concernant l’hébergement de l’enfant. C’est, d’après elles, la seule solution pour garantir à l’enfant un contact direct avec son deuxième parent après la séparation du couple. Les associations de mères s’opposent à la systématisation de ce mode de garde et se mobilisent, elles aussi. Elles craignent un retour de l’emprise de l’homme sur le couple et un danger pour les femmes victimes de violences conjugales. Pères contre mères, hommes contre femmes... Et les enfants dans tout cela ? Ne risquent-ils pas de payer les frais de ce conflit ?