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Chronique des matières premières

Gaz de schiste: coup d'accélérateur en Pologne et nouveau coup de frein en France

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Plateforme de forage d'un puits de gaz de schiste à Lubocino, le 9 octobre 2013.
Plateforme de forage d'un puits de gaz de schiste à Lubocino, le 9 octobre 2013. Getty Images/Bloomberg/Bartek Sadowski

Tandis que la Pologne annonce l'exploitation commerciale du gaz de schiste dès l'an prochain, la France annule des permis en région parisienne.

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De la France à la Pologne, les ministères de l'Environnement n'ont visiblement pas la même approche de l'écologie. En Pologne c'est le vice-ministre de l'Environnement, un géologue, qui vient d'annoncer triomphalement que le gaz de schiste serait produit de façon commerciale dès le début de l'an prochain.

A l'autre bout de l'Europe, en France, le ministre de l'Environnement, qui n'est pas un écologiste, vient au contraire de retoquer la cession de sept permis à une compagnie américaine, Hess Oil. Six de ces permis, tous situés en région parisienne, n'avaient pas été renouvelés. Sur le dernier, le ministre a estimé que l'usage de la technique de la fracturation hydraulique aurait été nécessaire, or elle est interdite en France depuis 2011, et pour tout le mandat de François Hollande, le président de la République l'a promis.

La décision de Philippe Martin est donc dans la droite ligne de l'exécutif en France. Mais elle intervient opportunément au lendemain de la parution d'un rapport parlementaire qui préconise les forages expérimentaux en France. Il faut, selon ces parlementaires, estimer la ressource française et reconnaître que la fracturation hydraulique est la seule technique viable en France à ce jour. Ce sont des « VRP des hydrocarbures », ironise le ministre français.

Le ministre polonais, de son côté, est peut-être trop optimiste sur la commercialisation prochaine du gaz. Même si la compagnie irlandaise San Leon Energy dit avoir obtenu des résultats inespérés sur un puits, toutes les compagnies américaines ont tout de même jeté l'éponge, dont le géant Exxon très déçu par ses forages polonais.
Mais la Pologne n'a pas l'énergie nucléaire de la France, elle dépend de son charbon, très sale pour l'électricité, et du gaz russe.

Varsovie est le pays de l'Union le plus volontariste en matière de gaz de schiste mais la Grande-Bretagne a, elle aussi, parié sur cette ressource non conventionnelle après quelques incidents sismiques pourtant. Moins pressés, l'Allemagne et l'Autriche ont renoncé, pour l'instant, à attribuer des permis. Seule la Bulgarie a, comme la France, totalement interdit la fracturation hydraulique sur son territoire.

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