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Chronique des matières premières

La déprime des céréales aggravée par le zèle des douaniers chinois

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Maïs OGM MON810
Maïs OGM MON810 Getty Images/Digital Vision/Lawrence Lawry

La Chine empêche des cargaisons américaines de maïs OGM d'entrer dans ses ports, ce qui accentue le déclin historique des cours. 

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Le zèle des douaniers chinois aggrave la déprime des céréales. En un mois et demi, les ports chinois ont rejeté un demi-million de tonnes de maïs américain sous prétexte qu'il s'agissait d'un OGM non autorisé sur le sol chinois. En réalité, la Chine fait tout pour retarder les livraisons de maïs « yankee », pour obtenir des ristournes. Car elle n'est pas pressée : les agriculteurs chinois ont eux-mêmes réalisé une récolte record.

Le maïs ne manque pas dans les silos mondiaux, c'est le moins que l'on puisse dire. La situation s'est totalement inversée par rapport à 2012, lorsque le Midwest américain avait été soumis à une sécheresse historique. La production 2013 fut excellente aux Etats-Unis, mais aussi en Russie, en Ukraine et donc en Chine. L'offre comble plus que largement la demande, une demande qui, en outre, s'est calmée que ce soit pour l'alimentation animale ou la fabrication d'éthanol.

L'épi de maïs n'est que l'emblème de cette abondance céréalière, qui s'étend également au blé, au soja et au riz. La production mondiale de céréales 2013-14 est la plus importante de tous les temps : près de 2 milliards de tonnes ! Ce qui se traduit par des prix en chute libre : les cours du maïs ont perdu 40% en 2013, la plus forte décote en 50 ans, le blé a perdu 23%, le soja 7,5%... Et le premier semestre 2014 devrait voir se prolonger ce déclin, avec les belles récoltes qui s'annoncent en Argentine et au Brésil, arrosées comme il le faut ces derniers jours.

La diminution de la facture est une bonne nouvelle pour les pays importateurs, elle n'en est évidemment pas une pour les pays exportateurs, au premier rang desquels les Etats-Unis. Les « farmers » américains, grisés depuis trois ans par des prix élevés, font d'autant plus grise mine que les importateurs chinois font la fine bouche.

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