Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

L'Asie rêve de gaz, mais se nourrit de charbon

Audio 01:44
La Chine est un gros consommateur de charbon.
La Chine est un gros consommateur de charbon. AFP

La Chine veut doubler sa production d'hydrocarbures d'ici 2030. En attendant, elle continue de miser toujours plus sur le charbon.

Publicité

L'Asie rêve de gaz, mais pendant ce temps, elle consomme de plus en plus de charbon. La Chine veut accélérer le développement du gaz, pour alimenter les centrales thermiques et électriques du pays ; du gaz pour faire rouler les véhicules également, un usage en plein développement en Chine, souligne Anne-Sophie Corbeau, économiste à l'Agence internationale de l'Energie (AIE). Cela tombe bien, les réserves chinoises de gaz sont gigantesques, plus de deux fois celles du Qatar, selon les chiffres officiels.

La Chine a déjà dopé sa production gazière de près de 10% en un an. Mais ce rythme est insuffisant. En attendant de sortir de terre ses réserves, en majorité enfouies à plus de 3 000 mètres de profondeur, la Chine doit importer du gaz. L'accord pour la fourniture de gaz russe tardant à se concrétiser, la Chine en importe de plus en plus d'Asie centrale et par bateau sous forme liquéfiée, le GNL. Mais le prix de ce gaz naturel liquéfié est beaucoup plus élevé en Asie qu'ailleurs, étant donné la demande croissante de gaz dans toute la région, Chine, Malaisie, Singapour, et bien sûr le Japon où l'électricité d'origine nucléaire est réduite à néant. Dans le même temps, la disponibilité des exportateurs de GNL est moindre : l'Algérie, l'Egypte et l'Indonésie consomment de plus en plus leur propre gaz ; les nouveaux trains de liquéfaction de gaz, en Australie ou en Afrique de l'Est, n'ont pas encore pris le relais.

Le gaz est donc encore une denrée rare et chère pour l'Asie alors le principe de réalité s'impose : toute la région consomme de plus en plus de charbon. La Chine a beau se préoccuper de plus en plus de la pollution atmosphérique, elle n'en a pas moins consacré en 2013 l'équivalent de 6,5 milliards d'euros à l'ouverture de nouvelles mines de charbon. Une augmentation des capacités houillères principalement dans le nord-ouest chinois, six fois plus importante que l'année précédente.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.