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Revue de presse Afrique

A la Une : Le sommet de Washington pour l’Afrique

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Centrafrique, Egypte, Erythrée, Guinée-Bissau, Madagascar, Soudan, Zimbabwe : question à un dollar, s’exclame L’Observateur Paalgaau Burkina. Savez-vous ce que ces 7 pays ont de commun à part, bien sûr, le fait d'être situé sur le continent africain ? Eh bien, sachez qu’il s’agit des Etats dont les dirigeants n’auront pas l’insigne honneur d’être invités à la table de Barack Obama. En effet, le président américain a décidé de convier l’ensemble des pays africains, à l’exception de ceux cités plus haut, à une rencontre prévue les 5 et 6 août prochain à Washington. (…) Et l’homme le plus puissant du monde a ainsi décidé de séparer le bon grain de l’ivraie, ou si vous voulez, de fermer les portes de la Maison Blanche aux moutons noirs de la démocratie en Afrique. »

Pourtant, il n’y a pas que ceux-là, pointe L’Observateur Paalga : « Suivez notre regard en direction de l’ouest et du centre de l’Afrique. Si les Etats-Unis ne sont pas allés jusqu’au bout de leur logique, c’est certainement pour des questions d’intérêt économique parce que certains de ces pays ont beau être considérés comme des brebis galeuses de la démocratie, l’Oncle Sam ne se désintéresse pas de leur bas de laine. (…) Ce n’est pas pour autant que l’Amérique va cracher sur leurs immenses potentialités minières, agricoles, commerciales. Et sur ce plan, l’aigle américain ne fait pas mieux que l’ogre chinois, pour qui les richesses naturelles n’ont ni odeur ni couleur. »

Pour le site d’information Guinée Conakry Infos, les Américains veulent leur part du gâteau. « Les dirigeants des pays occidentaux, et même de pays émergents menés aujourd’hui par la puissante Chine, manifestent de plus en plus d’intérêt pour le continent africain. Prenant de plus en plus conscience de la voracité avec laquelle elles ont exploité leurs propres richesses, et surtout, se référant aux prévisions des économistes les plus pointus, les grandes puissances se font presque la guerre, relève le site d’information guinéen, à propos de la réoccupation de l’Afrique. Jusqu’à maintenant, l’Europe (en particulier la France) et la Chine étaient les principaux concurrents. Mais de plus en plus, les Américains aussi se positionnent. C’est en tout cas sous ce registre, estime Guinée Conakry Infos, que s’inscrit le sommet USA-Afrique que le président Obama vient de projeter pour début août. »

Une équipe resserrée

Dans les médias du continent, également, l’investiture de Catherine Samba-Panza. « La nouvelle présidente de la Centrafrique sera investie dans ses fonctions ce jeudi 23 janvier après-midi en présence de diverses personnalités politiques étrangères, dont le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, relèveL’Observateurà Kinshasa. Une fois investie, Catherine Samba-Panza va former son gouvernement. Sa composition constituera, ainsi que la nomination du Premier ministre, le premier test d’efficacité, pointe le quotidien congolais, que la femme présidente de la RCA aura à passer. »

La présidente centrafricaine « a déjà annoncé l’ossature de l’équipe gouvernementale qui devra l’accompagner dans sa tâche, relève pour sa partLe Paysau Burkina. A savoir, seulement 18 ministres, une équipe très resserrée de technocrates dans laquelle la parité hommes-femmes sera respectée, et où la compétence sera le maître-mot. (…) En tout état de cause, poursuit Le Pays, la confiance qu’elle a su établir entre elle et les Centrafricains en se mettant à équidistance de tous les protagonistes d’aujourd’hui, est un atout majeur qui devrait guider son action car, plus que jamais, elle incarne beaucoup d’espoirs (…). Quand on voit d’où elle part, et l’immensité des défis qui l’attendent dans des délais relativement courts, il est clair, conclut le quotidien burkinabé, que pour son gouvernement, c’est défaite interdite. Son futur Premier ministre est prévenu. »

Génocide ?

Et il va falloir agir vite. En effet, relève le site d’information Afrik.com, « si la situation va beaucoup mieux sur le plan politique, ce n’est pas le cas sur le plan sécuritaire. Les tueries se poursuivent dans le pays. Et la situation humanitaire est toujours aussi catastrophique. »

Hier, à Bangui, de nouvelles violences ont éclaté entre chrétiens et musulmans. Le reste de la Centrafrique n’est pas épargné, notamment à Bouar, où les victimes se comptent par dizaines, comme en témoigne ce reportage publié sur le site La Nouvelle Centrafrique : « Hier encore, relate l’envoyé spécial du site, nous avons constaté la présence dans les quartiers d’hommes jeunes, armés de machettes, d’arc et de flèches et d’armes à feu, musulmans et non musulmans qui se cherchaient. Une famille logée au centre paroissial a été attaquée (…). Le père a été blessé (…). Ce sont nos voisins qui nous ont attaquées, racontent les filles de la famille, nos voisins avec qui nous avons fréquenté la même école, nous avons joué ensemble et grandi dans le même quartier. »

Commentaire de La Nouvelle Centrafrique : « Sans une forte et rapide intervention de l’armée française et même de l’ONU, des hommes armés continueront à sévir et à semer le désordre, augmentant chaque jour le nombre de morts et de blessés. Le mot fort de génocide n’est pas à exclure, en dépit de tous les efforts faits par les leaders de chaque communauté. Une fois de plus, pour éviter un carnage dans cette région, la réaction militaire des forces de la paix est plus qu’indispensable. »

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